Kinshasa, 24 mars 2025 (ACP).- La République démocratique du Congo a salué lundi la condamnation de crimes commis par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23/AFC dans sa partie Est, par la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), selon un communiqué du ministère des Droits humains.
« Le ministère des Droits humains de la République démocratique du Congo salue avec satisfaction l’adoption par la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) de la Résolution CADHP/Res.627 (LXXXII) 2025, qui (…) condamne fermement les exactions perpétrées par les groupes armés (AFC/M23/RDF), notamment les massacres de populations civiles, les violences sexuelles, l’enrôlement forcé des enfants et la destruction des infrastructures sociales », a-t-on lu.
Selon la source, cette résolution a reconnu le rôle de cette coalition criminelle dans la dégradation de la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo. La CADHP a appelé également à des actions concrètes pour restaurer la paix et la stabilité dans l’Est de la RDC.
Le ministère des Droits humains a noté que l’obtention de cette avancée majeure auprès de cet organe de l’Union africaine est le résultat de l’engagement indéfectible du président Tshisekedi sur la scène diplomatique en faveur de la paix, de la sécurité et de la justice en RDC.
« Grâce à sa vision et à ses efforts inlassables, la communauté internationale est désormais mobilisée pour mettre fin aux violences qui frappent nos compatriotes », a-t-on lu.
La source a mentionné également les efforts non négligeables de la ministre des Droits humains, Chantal Chambu, qui, par ses différents plaidoyers dans les organisations régionales et internationales en faveur des droits de l’homme, a réussi à arracher cette condamnation officielle du Rwanda.
Dans ce même communiqué, un appel a été lancé à la communauté internationale, aux partenaires régionaux et aux organisations de défense des droits de l’homme à soutenir les efforts de la RDC pour restaurer l’autorité de l’État sur des territoires sous-occupation de l’ennemi et fournir une assistance humanitaire aux populations affectées.
La Commission africaine des droits de l’homme a été créée en 1987 à Addis-Abeba et elle a pour compétence de juger le respect par un Etat partie des droits de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et de tout autre instrument relatif à la protection des droits de l’homme ratifié par cet Etat.
ACP/JF