RDC : proposition d’une politique criminelle de lutte contre les atteintes à l’environnement

Kinshasa, 29 février 2024 (ACP).- La mise en œuvre d’une politique criminelle en République démocratique du Congo (RDC) pour orienter les actions de défense de l’environnement a été proposée dans un document de recherche scientifique consulté mercredi par l’ACP.

«Devant cette situation, une politique criminelle est une nécessité qui orienterait les actions à mener pour la défense de l’environnement», a soutenu Jean Mfumu Kabamba, l’auteur de cette recherche et doctorant de l’Ecole de criminologie de l’Université de Kinshasa (Unikin).

M. Mfumu a ajouté : « le réchauffement climatique et ses conséquences telles que la fonte des glaciers, les inondations, la sécheresse ainsi que l’accélération des mégas feux s’inscrivent aussi dans les dommages à étudier dans l’ordre de la politique criminelle».

En effet, a-t-il poursuivi, le crime environnemental concerne les émissions des polluants affectant l’eau,l’air, le sol, la santé de l’homme ou les écosystèmes et mettant en danger les espèces menacées par leur trafic ou via la destruction de leur habitat ainsi que la mise en danger de l’homme ou de l’environnement par une mauvaise gestion des déchets dangereux, toxiques et radioactifs.

Pour le renforcement de la coopération entre les Etats membres de la CITES

Par ailleurs, le chercheur Cheikh Bamba Ndiaye de l’Université Jean Moulin Lyon 3 (France), a recommandé dans sa recherche, le renforcement de la coopération internationale entre les Etats membres de la Convention sur le commerce international des espèces de la faune et de la flore sauvages menacées d’extinction (Cites) et d’améliorer la mise en œuvre et l’application des réglementations de la Cites sur leurs territoires. Intitulé «Retour sur la Cites : bilan d’un demi-siècle de lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages», cette publication scientifique a également suggéré le renforcement des sanctions, la révision régulière des listes d’espèces, l’inclusion des communautés locales et des peuples autochtones, l’éducation et la sensibilisation ainsi que l’adaptation aux changements climatiques, qui devront être pris en compte pour la lutte efficace contre le commerce illégal d’espèces de faune et flore sauvages.

Il faudra encourager, selon lui, le développement du commerce légal et durable des espèces en mettant en place, le cas échéant, des incitations pour les communautés locales qui participent activement à la conservation ainsi que l’utilisation des technologies innovantes en renforçant la traçabilité des produits issus de la faune et de la flore sauvages pour contrer le développement de nouvelles technologies de trafic.

Le 3 mars 1973, quatre-vingt Etats signaient à Washington la Cites qui est un outil majeur de protection de la biodiversité et qui réglemente à ce jour plus de 40.000 espèces animales et végétales.

La RDC est l’une des puissances environnementales au monde grâce notamment à la richesse de ses écosystèmes et sa biodiversité. Elle abrite ainsi que de nombreuses espèces de faune et flore dont certaines sont endémiques. ACP/

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