Kinshasa, 2 avril 2025 (ACP).- Une série de mesures en vue de préserver la paix sociale au sein de l’Office congolais de contrôle (OCC), un établissement public, a été prise mardi par le ministère du Commerce extérieur en République démocratique du Congo, selon un communiqué consulté mercredi par l’ACP.
« Dans le souci de préserver la paix sociale au sein de l’Office congolais de contrôle (OCC), le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, vient de prendre une série de mesures notamment la surséance jusqu’à nouvel ordre de la promotion en grade », a-t-on lu.
Selon la source, cette décision intervient à la suite d’un malaise social constaté au sein de l’OCC par les organisations syndicales.
Parmi cette batterie de mesures figurent la non inclusion des grades nouvellement octroyés et décriés dans la paie du mois de mars, l’application dans sa globalité et sans délai de la résolution du procès-verbal n°06/2018 de la 4 ème réunion extraordinaire du conseil d’administration du 12 juin au 24 août 2018 relative à l’avancement en grade des certains agents de l’Office congolais de contrôle ; la cessation et la levée de toute action punitive initiée contre les représentants des organisations syndicales, conformément aux textes légaux et réglementaires en vigueur en la matière.
Une commission mixte composée de 3 délégués du cabinet du ministre du commerce extérieur, 3 délégués du conseil d’administration , 3 délégués de la direction générale et 5 délégués de l’intersyndicale vient d’être mise en place, précise le communiqué.
Cette commission placée sous la coordination du directeur de cabinet du ministre du commerce extérieur va travailler pendant 14 jours et a pour mission de faire des propositions concrètes et réalistes d’avancement en grade, conformément à la convention collective en tenant compte de l’impact financier que cela pourra générer sur la trésorerie.
Les mesures prises par Julien Paluku font suite à la lettre de l’intersyndicale de l’OCC adressée au ministre du commerce extérieur le 28 mars 2025, qui s’opposait à l’octroi sélectif et irrégulier des grades au détriment de l’ensemble de la masse laborieuse, sans tenir compte non seulement des critères objectifs fixés par la convention collective de l’OCC, des rapports assortis des propositions et résolutions afférentes à l’avancement en grade mais aussi aux menaces dirigées contre les délégués syndicaux ayant écopé d’une ouverture d’actions disciplinaires de suite de la dénonciation de ceux qu’ils qualifient de mauvaise gestion. ACP/C.L.