Crise alimentaire dans l’Est : 548,5 millions USD nécessaires en faveur des démunies (PAM)

Goma, 22 mars 2024(ACP)- Le Programme alimentaire mondial (PAM) a besoin de 548,5 millions de dollars américains pour poursuivre ses opérations en République démocratique du Congo (RDC), a appris l’ACP vendredi d’un communiqué.

« Le PAM a besoin de 548,5 millions de dollars américains pour poursuivre ses opérations en RDC dont 425 millions de dollars pour les six prochains mois afin de répondre aux besoins des personnes les plus démunies dans l’Est du pays où la violence a entraîné des déplacements massifs des populations », a-t-on lu dans le communiqué de cette agence des Nations unies.

La crise alimentaire provoquée par les conflits armés  s’aggrave dans les provinces de la partie Est  de la  RDC, obligeant les familles à fuir à nouveau le combat.

Cette agence des Nations unies a fait état de l’arrivée de plus en plus massive des personnes dans des camps déjà surpeuplés qu’elle peine à nourrir pour ceux qui en ont le plus besoin, car le financement humanitaire ne suit pas.

Selon la source, le conflit a déplacé près d’1 million des personnes dans cette partie du pays  depuis le début de l’année, dont la plupart arrivent à Goma.

Ce qui a entraîné des pénuries alimentaires et a rendu le prix des denrées alimentaires sur les marchés du chef-lieu de la province du Nord-Kivu   hors de portée pour plusieurs personnes.

Face à cette situation, le PAM dit avoir répondu en élargissant ses opérations d’urgence dans l’Est du pays, triplant le nombre de personnes bénéficiant d’une aide alimentaire, qui est passée d’une moyenne de 400 000 personnes en mai 2023 à 1,3 million de personnes actuellement.

Néanmoins, relève le communiqué, le PAM ne dispose pas des fonds nécessaires pour poursuivre cette intervention d’urgence.

Environ un quart de la population de la RDC, soit 23,4 millions des personnes, est confronté à une crise alimentaire aigue, obligeant des familles entières à vivre dans des conditions de pauvreté et d’exiguïté avec peu ou pas d’accès à la nourriture, aux services de santé et à l’éducation.

Femmes et jeunes filles, les plus concernées

Cette crise alimentaire affecte davantage les femmes et les jeunes filles, particulièrement celles qui vivent dans les camps de déplacés internes.

« L’aggravation de la crise alimentaire s’accompagne d’une situation catastrophique pour les femmes et les jeunes filles, en particulier celles qui vivent dans des camps de personnes déplacées internes », selon le même communiqué.

Les femmes et les jeunes filles sont constamment menacées de violences sexuelles, notamment lorsqu’elles vont chercher du bois à vendre pour acheter de la nourriture pour leur famille.

D’où l’urgence de leur apporter de l’aide alimentaire et de leur fournir des moyens de subsistance pour réduire les taux effrayants de violence sexiste en RDC.

Lors d’une récente visite à Goma, la directrice exécutive du PAM, Cindy McCain, s’est rendue personnellement compte des conditions difficiles dans lesquelles vivent des millions de personnes touchées. ACP/C.L.

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