Kinshasa : la vente des produits commerciaux morcelés reflète la situation économique du moment (un économiste)

Echantillons des produits morcelés.

Kinshasa, 22 janvier 2024 (ACP).- Le morcèlement, à la vente, des produits de première nécessité pour satisfaire le besoin du plus grand nombre dans la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo reflète la situation économique  du moment, selon un économiste approché lundi par l’ACP.

« La vente ou l’achat des produits de première nécessité par morceaux notamment les tomates concentrées, l’oignon, surgelés  est le reflet de la situation économique difficile du moment à laquelle le faible pouvoir d’achat de la population n’arrive pas à faire face », a déclaré Robert Lukaku, économiste.

Cette pratique, a-t-il ajouté, s’étend même au niveau des produits pharmaceutiques, cosmétiques, de construction, des épices et autres ingrédients traduit à suffisance à quel degré le pouvoir d’achat des consommateurs est fortement érodé.

M. Lukaku a tout de même relevé que cette situation n’est pas une fatalité en soi, mais peut servir de prétexte pour consolider la bonne gouvernance à travers le pays de manière à sortir de la crise.

Dans ce cadre, certaines personnes interrogées par l’ACP ont donnée chacune leur avis sur cette situation du type nouveau dans les échanges commerciaux sur le marché de Kinshasa.

Il s’agit entre autres de Mme Mado Mbuyi, une  cliente surprise  au marché Musielu dans la commune de Bumbu, ou elle est venue s’approvisionner   en tomate concentrée, oignon et autres ingrédients a témoigné avoir acheté une mesure de la tomate de 200Franc congolais, une tranche d’oignon de 100franc congolais et une partie d’aubergine de 100Franc congolais. 

De son côté, Mme Myriam Masengu, vendeuse des épices a indiqué  qu’elle est souvent obligé de recourir à cette pratique pour facilement l’écoulement de ces produits.

«  Les consommateurs  achètent rarement les oignons vendus en entièreté à 500Fc la pièce. C’est ainsi que nous la découpons en tranche de 100 Fc pour que ça se vende rapidement », a justifié  cette commerçante.

Dans la commune de Ngaba, des vendeurs en détail du sac du ciment gris, ont dit faire de bonnes affaires au moment des inondations en vendant  le sachet du ciment  à 1000 Fc.

«  Je vends surtout pendant la saison de pluie. Apres une inondation, les gens achètent le ciment pour boucher des ouvertures laissées dans le mur par le passage de l’eau de la rivière Kalamu. Ils achètent aussi pour surélever les entrées des maisons en vue de  prévenir les inondations ou pour procéder aux  petites réparations des murs fissurés », a indiqué l’un des vendeurs.​

Pour remédier à cette situation, le président réélu, Felix –Antoine Tshisekedi, a notamment préconisé la  création d’emplois en faveur des jeunes au cours de son second mandat, dans son discours d’investiture prononcé samedi 20 janvier à Kinshasa.   

ACP/

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