Guerre dans l’Est : quatre ONG demandent à la CPI l’ouverture d’enquêtes sur les massacres des civils

Kinshasa, 05 décembre 2022 (ACP).- Quatre ONG de défense des droits de l’homme ont demandé, dans une déclaration commune parvenue lundi à l’ACP, à la Cour pénale internationale (CPI) d’ouvrir des enquêtes sur les massacres des civils à Kishishe et Kisharo, dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu.

« La Dynamique nationale pour l’unité, la paix et la sécurité (DYNUPS), l’organisation Femmes solidaires pour la paix et le développement (FSPD), le Réseau international pour l’accompagnement des victimes d’atrocités (RAVIAT) ainsi que la Coalition nationale pour la Cour pénale internationale (CN/CPI) demandent à la Cour pénale internationale (CPI) d’ouvrir des enquêtes sur les massacres d’une centaine des civils tués mercredi 30 novembre et jeudi 1er décembre dans la localité de Kishishe et ses alentours, attribués aux rebelles du M23, soutenus par le Rwanda », renseigne la source qui cite le coordonnateur du RAVIAT, Monseigneur Pax André-Marie Kito Masimango.

« Au niveau de la communauté internationale, il faudrait qu’on puisse actionner la justice pénale internationale, et la CPI est appelée à jouer un rôle encore important, d’ouvrir une affaire spécifique sur les crimes de Kishishe et de Kisharo », a-t-il ajouté.

Monseigneur Pax André-Marie Kito Masimango appelle également la communauté internationale à faire respecter les principes de la Charte des Nations unies : « A toute la communauté internationale, elle devrait plutôt se mobiliser pour mettre en application les différents principes des Nations unies, et faire respecter en particulier la charte des Nations unies qui met un accent particulier sur le respect de la souveraineté des Etats », a-t-il expliqué.

Ces organisations de défense des droits de l’homme proposent aussi au gouvernement de renforcer les moyens des Forces armées de la RDC pour qu’elles arrivent à restaurer la paix dans le pays.

Ces ONG ont exigé également que toutes les graves violations des droits de l’homme commises en RDC depuis 1996 soient établies, et que les coupables puissent répondre de leurs actes. ACP/KHM/ODM

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