JIF 2024 : le gouvernement encourage Félix Tshisekedi  dans la recherche  de la paix

Kinshasa,  08 mars 2024 (ACP).- Le gouvernement congolais a encouragé le Chef de l’Etat pour sa volonté politique dans la quête de la paix dans la partie est de la République démocratique du Congo, lors d’un culte organisé vendredi à Kinshasa, dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes.

« Nous encourageons le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, champion de la masculinité positive pour la recherche de la paix dans l’Est du pays et son combat pour la promotion des femmes», a déclaré Michel Sama Lukonde, Premier ministre.

« Et les femmes doivent les soutenir dans leurs plaidoyers. Nous encourageons également ensemble les acteurs de la société civile pour leur dévouement en faveur de l’action féminine », a-t-il ajouté.

 Michel Sama Lukonde a  rappelé le sens de cette rencontre : « chacun de nous est issu du ventre d’une femme. A ce juste nous devons la  célébrer. Tous habillés en noir en solidarité avec les femmes de l’Est, honorer nos vaillants qui sont au front pour se battre pour l’intégrité du pays au prix du sacrifice »,  

 Il sied  de signaler qu’un appel de fonds a été lancé  en faveur des  victimes de l’Est par  le Premier ministre et représentant personnel du Président de la République et a ouvert la série des contributions financières, suivi des membres du gouvernement, des députés, sénateurs, personnalités religieuses et militaires.

 Le Premier ministre a, à cet effet salué la  présence des femmes de l’armée pour leur soutien.   

« Investir à la femme pour la paix  », un engagement du gouvernement

Mme Cathérine Furaha Katshungu, ministre de la culture, a pour sa part, réitéré son engagement à investir sur la femme pour la paix  et à accélérer le rythme de sa dotation en ressources nécessaires.

 « Aujourd’hui est une occasion pour chacun de nous du sommet à la base d’évaluer la situation des  femmes, surtout pour celles vivant dans l’est, éprise par l’agression rwandaise cachée derrière le M23 ».

 Mme Katshungu  a fait remarquer que :  » 12 millions des morts suffisent pour que les femmes de la RDC s’élèvent comme un seul  corps pour dénoncer. Le noir est une tenue de deuil,  pour légitimer notre plaidoyer contre l’agression rwandaise,  porté par le Chef de L’État,  exprimant notre compassion à population de l’est,  ainsi que notre soutien au Commandant suprême et l’armée nationale. « 

« Congolaises et Congolais levez-vous! »

Lors de sa prédication, la Révérende Anne Ponzi Masele a abordé le livre d’Esther où celle-ci est intervenue auprès du Roi pour sauver son peuple d’un massacre programmé.

A l’exemple de la Reine Esther, elle a exhorté les congolaises et congolais de se lever parce que cette affaire de guerre dans l’est concerne tous.

 » L’histoire de notre pays doit être la préoccupation de nous tous. La partie Est n’est pas dans un autre pays et nous devons avoir l’éveil de la conscience. Le noir que nous portons est un signe de détresse, l’expression de notre douleur par rapport à ce qui se passe en RDC « , a indiqué la Révérende Ponzi. 

Etant donné que la solution est entre les mains de l’Eternel, « ma prière est que Dieu puisse entendre le cri des Congolais, à travers les prières de ce jour ».

Signalons que la Journée internationale des droits des femmes avait pour thème international : investir en faveur des femmes : accélérer le rythme « . Le thème national :  » accroître les ressources nécessaires en faveur des femmes et des filles dans la paix pour un Congo paritaire « .

Réaction de la société civile

Au nom de la société civile, Grâce Lula, coordonnatrice ai du Cadre permanent de concertation de la femme Congolaise (CAFCO), face aux contraintes imposées par la situation de la guerre dans l’est de la RDC ; «  nous exhortons et engageons les parties prenantes à travailler pour la décrispation de cette situation. Nous invitons les parties prenantes à travailler pour essuyer les larmes de la population Congolaise qui a trop pleuré et endeuillé depuis 30 ans », a-t-elle poursuivi. 

  « Nous,  société civile de la RDC,  profitons pour reconnaître les efforts du gouvernement pour promouvoir l’égalité des sexes. Nous avons préféré commémorer cet événement dans la méditation,  habillés en noir, pour montrer à la face du monde que le Congo est endeuillé  mais aussi pour attirer l’attention de la Communauté internationale sur cette agression rwandaise qui a trop duré », a –t-elle souligné.

La représentante de la société civile a rappelé à la communauté internationale que le monde regorge des exemples similaires par rapport aux problèmes qui se passent en RDC, avant de souligner qu’elle ne peut pas fermer les yeux de ce qui se passe dans ce pays, sinon ça sera la politique de deux poids deux mesures.

Les femmes de différentes structures compatissent pour les victimes de l’Est

Les femmes des différentes structures de la ville province de Kinshasa ont compati vendredi, au temple du cathédrale du centenaire à l’occasion de la célébration de la journée internationale des  droits des  femmes, célébrée sous le thème » investir en faveur des femmes ».

 » Nous sommes très ravies pour ce culte œcuménique organisé au ministère du genre, famille et enfant en  mémoire de nos sœurs et enfants qui souffrent qui nous ont laissés à l’Est, nous devons compatir avec eux« ,  a intervenu Mme Audile Lawu,  agent au service national d’approvisionnement et de l’imprimerie(SENAPI).

 De leur côté, la fondation WIDAL a procédé à une marche commençant à leur siège dans la commune de  Limete en passant par le  Palais du peuple pour achever à l’Université Protestante au Congo (UPC) en vue de  montrer au monde entier que nous en avons assez .

 » Nos familles de l’Est souffrent,  les rwandais nous ont tué, ils nous maltraitent c’est pour cela que  nous demandons l’intervention de Dieu« ,  a exprimé Rose Mwika, coordinatrice de la fondation

« WIDAL ».

En cette journée du 08 Mars, « je joins ma voix à celles des milliers des femmes dans le monde pour dénoncer toutes les atrocités et injustices de diverses formes quelconques commises sur la gente féminine », a révélé  Nathalie  Bakankengesha, une actrice sociale.  

« Je pense plus particulièrement aux femmes meurtries de l’Est de la RDC dont les voix s’éteignent à petit feu à cause d’une guerre qui, depuis des décennies décime des milliers des personnes et engendrent d’énormes dégâts matériels », a-t-elle ajouté.

Mme Bakankengesha a fait savoir que : « regardant sereinement vers l’avenir, j’émets le profond souhait de voir les choses changer; le monde meilleur qu’hier et aujourd’hui; l’égalité des chances et du genre évoluer à pas de géant! » 

Plus qu’une fête, que cette journée soit celle de réflexion; de combat et de prise de conscience collective, a-t-elle conclu.

Pour  l’autonomisation des femmes médecins pour la promotion de L’égalité des sexes

Un  plaidoyer sur l’autonomisation de la femme par la promotion de l’égalité des sexes été lancé  par l’association des femmes médecins du Congo (AFEMOCO) dans la salle Dr Munyoka de la maternité de Kintambo dans le Nord- Ouest de la ville de Kinshasa. 

« J’invite les femmes médecins œuvrant au Congo et partout en RDC , en particulier et les congolaises en général à soutenir les actions en faveur de leur autonomisation  et à promouvoir l’égalité des sexes de façon à accélérer les progrès et faire avancer leur cause », a fait savoir  Brigitte Tupela Tshiyole, médecin directeur.

Pour elle, cette journée est une occasion de rendre hommage à son excellence  le Président de la République pour l’application en RDC de la politique de la masculine positive qui consiste pour des hommes et  garçons, à soutenir le mouvement le plus large pour l’égalité entre les hommes et les femmes  à travers  l’autonomisation.  

«  Dans les mêmes ordres d’idées, je tiens à saluer également la politique de la maternité gratuite qui vient à point nommé au secours les femmes qui vivent dans des conditions précaires ainsi qu’éloigner ou diminuer les risques de mourir en donnant la vie ou de perdre son nouveau – né » a-t-elle poursuivi.

Pour ce faire , a dit le Dr Tupela, le combat passe par la sensibilisation de la jeune fille ,jeune étudiante à apprendre et pratiquer l’art de guérir d’une part et d’autre part , par un plaidoyer auprès des organismes internationaux œuvrant dans la défense et la promotion des droits de la femme et des décideurs politiques à investir davantage dans la femme médecin notamment dans le renforcement des capacités à travers des formations et stages permanents aussi bien au pays qu’à travers le monde.

La JIF 2024 et ses objectifs

Avec comme thème national : « accroître les ressources nécessaires en faveur des femmes et des filles dans la paix pour un Congo paritaire »,  cette journée internationale poursuit plusieurs objectifs notamment, rendre hommage aux différents mouvements en faveur des droits des femmes, favoriser l’obtention du sulfurage universel pour les femmes», a expliqué Edwige Bivandi, secrétaire adjointe de l’AFEMOCO.

Pour que nous atteignons ces objectifs, plusieurs axes doivent être identifiés, entre autre mettre en œuvre un financement tenant compte du genre, soutenir les agents du changement féministe, afin d’atteindre l’autonomisation tant cherché » a-t-elle expliqué.

Rappelons que le 8 Mars de chaque année, le monde célèbre la lutte pour l’égalité des sexes et la promotion des droits des femmes.

Pour cette année, le thème retenu au niveau international est investir en faveur des femmes : «accélérer  le rythme ».

Université de Kinshasa : marche pacifique des femmes universitaires pour réclamer la paix dans l’Est

Une marche pacifique a été organisée vendredi au sein de l’université de Kinshasa (UNIKIN), au sud-est de la capitale en vue de réclamer la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo par les femmes de cette alma mater, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme.

« Nous professeures, chefs des travaux, assistantes et personnel administratif avons marché pour réclamer le retour définitif de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo et exprimer notre soutien, solidarité et compatir avec nos frères et sœurs qui souffrent depuis plusieurs décennies à cause d’une guerre imposée par une complicité », a déclaré le Pr Gisèle Thoa, assistante principale  de la secrétaire générale chargée de la Recherche à l’UNIKIN.

Des conférences scientifiques et d’autres activités sont prévues au cours de ce mois de mars pour dire non à la guerre d’agression dont la RDC est victime, a-t-elle dit avant de saluer l’appui du comité de gestion pour l’organisation de cette marche pacifique.

Pour la présidente de l’Association des femmes de l’UNIKIN, Christine Basosila Paoni, « l’Est de la RDC doit être totalement libéré de l’ennemi de la paix, qui sème la mort, la désolation et les violences à tous les niveaux, le pillage des minerais, et  nous devons  nous mettre tous ensemble pour booter cet ennemi dehors ».

Soutien aux efforts de paix amorcés par le Président de la République

Par ailleurs, le Pr Marie Thérèse Kenge, a réaffirmé l’appui des femmes universitaires aux efforts de la paix amorcés par le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Dans les banderoles et les affiches sont inscrits « la communauté internationale, votre silence complice », « des millions des morts sans implication réelle pour rechercher la paix », « Stop au pillage des minerais », « non aux groupes armés».

En marchant elles entonnaient des cantiques religieux tels que « le Congo sera sauvé, Bunagana, Rutshuru et Masisi, tout l’Est de la RDC seront libérés, seront sauvés avec l’aide de Dieu ».

 Il sied de rappeler le thème national de l’année : « Accroître les ressources nécessaires en faveur des femmes et des filles pour la paix et un Congo paritaire ».

 Les femmes appelées à combattre les violences dans tous les domaines de la vie

 Les femmes congolaises ont été appelées vendredi à Kinshasa en République démocratique du Congo à combattre les violences sous toutes ses formes dans tous les domaines de la vie, en vue d’accroître leur épanouissement, lors de la célébration de la journée internationale de la femme célébrée chaque 8 mars de l’année.

« La femme  est un  être qui a beaucoup des capacités naturelles venant de Dieu. Pour booster son épanouissement ou son autonomisation, nous devons organiser des campagnes de sensibilisation pour relever les défis auxquels celles-ci sont  confrontées, en vue de combattre les violences dont elles sont victimes dans plusieurs domaines de la vie », a déclaré  Fatouma chouchou, coordonnatrice nationale du mouvement des femmes de 26 provinces.

« Renforcer les capacités individuelle et collective des femmes et des jeunes filles en vue de lutter contre les inégalités est l’une de nos soucis. Elles doivent découvrir ses capacités et prendre conscience de son existence pour quitter l’ignorance qui l’entoure », a-t-elle renchéri.

Quelques stratégies mises en place pour accroître l’autonomisation de la femme

« En tant que  mouvement des femmes de 26 provinces nous mettons en place quelques stratégies pour aider la femme à s’épanouir. Il s’agit notamment de faire des plaidoyers politiques en vue de prendre des mesures concrètes en faveur de son autonomisation, d’organiser de mobilisation communautaire ainsi que de solliciter l’implication de la communauté locale avec les secteurs privés travaillant en partenariat avec les entreprises pour aider les femmes à avoir les initiatives de développement », a fait savoir Cyrille Binsumu, secrétaire générale du mouvement des femmes de 26 provinces.

Elle a,  par ailleurs rappelé que l’Etat congolais vient de prendre des dispositions par le biais du ministère de petites et moyennes entreprises avec le programme « Transforme », une des stratégies très efficaces, pour permettre les femmes à accroître leurs économies dans d’autres secteurs sociales ».

« L’intégration de la dimension genre dans toutes les politiques et programmes gouvernementaux tient compte des besoins et priorités spécifiques  de la femme. « Nous comptons à l’implication du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, champion de la masculinité positive », a conclu Mme Binsumu.

Kasaï : la journée internationale des droits des femmes dans la méditation

La journée internationale des droits des femmes a été passée dans la méditation  dans la province du Kasaï, au centre de la République démocratique du Congo, a appris ACP de sources officielles du ministère provincial du genre, famille et enfant.

« La journée du 8 Mars 2024 doit impérativement passer sous une méditation au Kasaï, en mémoire de nos compatriotes victimes des atrocités dans la partie Est du pays », a déclaré Denise Muluka , ministre provincial du genre.

« Chaque femme Kasaïenne doit prendre au moins une minute de méditation, afin de se souvenir aux âmes des congolais perdues dans une guerre nous imposé injustement par la rébellion de M23, soutenue par le Rwanda », a-t-elle ajouté.

Mme Denise Muluka a également demandé à toutes les filles de rester sous le toit parental, du fait qu’aucune activité liée à cette journée n’est autorisée.

Mbanza-Ngungu : journée de réflexion des femmes sur l’agression de l’Est

Les femmes de Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo Central,  dans la partie du sud-ouest de la République démocratique du Congo, ont participé à une journée de réflexion sur l’agression de l’Est du pays, organisée dans le cadre de la  journée internationale des droits des femmes.

<< Je voulais  que toute les femmes  ici présentes puissent savoir que le 08 mars de cette année est une journée de deuil, où toutes les congolaises, particulièrement celles de Mbanza-Ngungu doivent méditer et prier pour ce qui se passe dans l’Est de notre pays »,  a  déclaré  Laure Kingambo, présidente de  l’AFAMCO.

« Nous devons  hausser le ton et faire entendre au monde entier que les femmes de Mbanza-Ngungu aussi veulent la paix pour nos mamans de l’Est, car nous ne méritons pas de faire la fête en cette journée alors que de l’autre côté les femmes sont tuées et violée. La femme congolaise n’aura pas son indépendance tant qu’il y aura persistance de  l’agression dans l’Est de notre pays >>, a-t-elle ajouté.

Mme Kingambo, a, en  outre demandé à toutes les femmes de continuer à prier pour les autorités du pays et nos vaillants soldats jusqu’à ce qu’il y  ait la paix à l’est de la RDC.

Plusieurs sujets ont été abordés lors de  cette rencontre organisée sous le thème « Femme digne », à laquelle il a été enregistré notamment un concours sur les droits de la femme et de la jeune fille et la remise des cadeaux.     

 Une prière d’intercession des femmes en faveur de la population de l’Est du pays a également marqué cette journée de réflexion.

ACP/

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