RDC: l’élimination des disparités salariales, une voie vers une societé égalitaire (Ministre du genre)

Kinshasa, 10 mai 2024 (ACP).- L’élimination des disparités salariales est considérée comme une voie vers une société égalitaire en République démocratique du Congo, a appris vendredi l’ACP au cours d’une journée de réflexion tenue à Kinshasa au ministère des affaires étrangères.

« L’investissement dans la femme est la voie incontournable vers une société égalitaire en RDC et cela implique les piliers suivants : encourager l’accès équitable à l’éducation pour les filles; éliminer des disparités salariales; promouvoir l’égalité des opportunités professionnelles, lutter contre les violences basées sur le genre et reconnaître les pouvoirs des femmes », a déclaré Mireille Masangu, Ministre du genre, famille et enfant.

« Certes, il est important de nos jours d’investir dans la femme et  jeune fille pour des sociétés plus inclusives et équitables. Il s’avère, selon l’ONU FEMME, le rythme des investissements actuels, la pandémie du COVID, les conflits géopolitiques, les catastrophes climatiques et les bouleversements économiques ont plongé 75% supplémentaires des femmes dans l’extrême pauvreté depuis 2020, et plus de 340 millions de femmes et de filles vivront encore dans la pauvreté extrême d’ici 2030. D’où l’urgence de promouvoir l’autonomisation économique des femmes comme en témoigne le thème international »,  a ajouté Mme la Ministre.

Selon Mme la Ministre, le temps presse, la réalisation de l’égalité des sexes reste le principal défi en matière des droits humains, ainsi, investir en faveur des femmes est un impératif pour le droit et la clé de voûte d’une société inclusive.

« Le progrès à travers des femmes profite à tous. D’où l’importance d’une action immédiate. Et, pour ce faire, il faudra : mettre en œuvre un financement tenant compte du genre; passer à une économie verte pour soutenir les agents de changement féministe », a-t-elle martelé.

De son coté, Mme Carine Betu a, par cette activité, cité quelques avancées de cette investissement au travers des statistiques suivantes : 

« Au niveau des Forces diplomatiques, plus ou moins 212 agents ont été envoyés en forces diplomatiques, dont 76 femmes sur 136 hommes. Ça représente au moins 35% de quotas. Plus de 15 femmes sont Cheffes des missions diplomatiques sur les 71 postes diplomatiques et consulaires, soit 30% de quotas. Pour le Secrétariat général aux Affaires étrangères au total 14 Directeurs chefs des services, dont 4 femmes sur 10 hommes. 135 Chefs des Divisions, en raison de 27 femmes. 157 Chefs des bureaux, en raison de 55 femmes. 9 Directeurs chefs des services pour le Secrétariat général à la Coopération internationale, en raison de 2 femmes sur 7 », a  énuméré le point focal Genre aux affaires étrangères.

Elle a, par la suite, encouragé les femmes diplomates de se former d’avantage pour être dans la même ligne que leurs collègues hommes et prouver leurs compétences féminines pour briguer les hautes fonctions diplomatiques afin de promouvoir l’égalité entre hommes et femmes. ACP/Kayu

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