Le Royaume-Uni soutient le Néerlandais Mark Rutte pour prendre la tête de l’OTAN

Kinshasa, 22 février 2024 (ACP/MAP).- Le Royaume-Uni a apporté jeudi son soutien public au Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, pour succéder à Jens Stoltenberg à la tête de l’OTAN, a appris l’ACP de source officielle britannique.

«Le Royaume-Uni apporte son soutien public au Premier ministre néerlandais Mark Rutte pour succéder à Jens Stoltenberg à la tête de l’Otan. Un appui de poids pour celui qui est considéré comme le favori pour ce poste crucial en pleine guerre en Ukraine », a rapporté la source.

« Rutte est très respecté au sein de l’Alliance, il a de sérieuses références en matière de défense et de sécurité et il veillera à ce que l’Alliance reste forte et prête à assurer défense et dissuasion », a souligné la même source.

L’actuel secrétaire général de l’Alliance atlantique avait été reconduit à son poste l’été dernier pour un an de plus et aura dirigé cette organisation pendant dix ans à la fin de son dernier mandat.

Mark Rutte, Premier ministre libéral depuis 2010, a annoncé son intention de quitter la scène politique néerlandaise mais il reste en poste en attendant la formation d’un nouveau gouvernement. Les négociations patinent depuis les élections de novembre remportées par l’extrême-droite.

Habitué des rendez-vous européens, Mark Rutte, 57 ans, a su nouer des relations avec nombre de dirigeants.

Autre point fort, il a fréquenté l’ancien président américain Donald Trump, dont le retour éventuel à Washington après les élections de cette année, hante les couloirs de l’Alliance à Bruxelles.

Il n’avait pas hésité à aller jusqu’à le contredire publiquement pendant une visite à la Maison Blanche.

L’un des critères évoqués à l’OTAN est aussi celui d’un engagement suffisant en matière de défense, dans le pays d’origine des candidats.

Les Etats membres se sont engagés à y consacrer 2% de leur Produit intérieur brut (PIB), un objectif dont les Pays-Bas sont très proches, grâce notamment à l’action de M. Rutte.

Il sera essentiel, avancent des diplomates de l’OTAN, d’apparaître engagés sur ce sujet en cas de retour de Donald Trump. Ce dernier avait plusieurs fois sommé les Alliés d’augmenter leurs dépenses de défense, sous peine de voir les Etats-Unis réduire les leurs, voire quitter l’Alliance.

Les partisans du Néerlandais à l’OTAN relèvent enfin qu’il est parfaitement au fait de la menace russe, après avoir dû gérer la crise provoquée par le tir d’un missile – russe selon une enquête internationale – qui avait abattu en avion de ligne en 2014 au-dessus de l’Ukraine, provoquant la mort de 197 ressortissants néerlandais.

L’an dernier, celui qui était alors ministre britannique de la Défense Ben Wallace -qui a depuis démissionné- avait fait part de sa candidature pour diriger l’OTAN, mais il avait échoué à obtenir l’aval américain et le Norvégien Jens Stoltenberg avait été reconduit.

Certains des 31 Etats membres de l’Alliance considèrent que le temps est venu pour une femme de diriger pour la première fois l’OTAN. La Première ministre estonienne Kaja Kallas a fait part de son intérêt. ACP/ODM

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