L’UA pour l’approche unifiée en matière de prévention face aux pandémies en Afrique

Kinshasa, 23 février 2024 (ACP/MAP).- Le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a appelé à l’adoption d’une approche continentale unifiée en matière de prévention, de préparation et de riposte face aux pandémies, de renforcement et de relèvement des systèmes de santé en Afrique, a rapporté vendredi l’agence marocaine de presse.

Cette approche continentale doit être mise en œuvre dans le cadre d’une politique et d’une législation de l’UA sur la préparation et la riposte face aux pandémies, a souligné le CPS dans un communiqué ayant sanctionné une réunion sur la sécurité sanitaire et la promotion de la paix et de la sécurité sur le continent, présidée par le Maroc.

Le CPS a, dans ce contexte, souligné la nécessité de redoubler d’efforts dans la mobilisation et l’utilisation rationnelle des ressources, ainsi que la nécessité pour le continent de disposer d’un financement adéquat et prévisible pour la prévention, la préparation et la riposte face aux pandémies.

Le Conseil a également mis l’accent sur l’importance de la coopération Sud-Sud pour mettre en place un cadre de collaboration globale entre les pays sur une base bilatérale, régionale et internationale, afin de promouvoir la sécurité sanitaire sur le continent.

Le CPS a aussi souligné la nécessité d’investir dans la recherche et le développement en vue de renforcer les capacités de l’Afrique et de promouvoir sa souveraineté dans la fabrication locale de produits de santé essentiels, en particulier la nécessité de redoubler les investissements dans la recherche scientifique médicale, notamment dans la technologie nucléaire et les médicaments, afin d’éviter les vulnérabilités liées à la dépendance extérieure.

Il a relevé l’importance pour l’Afrique de tirer parti de la flexibilité prévue par l’Accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce, compte tenu de sa classification en pays en développement et en pays les moins avancés dans le cadre de l’OMC, en vue de faciliter la production accélérée de produits pharmaceutiques génériques.

Le Conseil a en outre demandé à la Commission de l’UA d’accélérer la pleine opérationnalisation de l’Agence humanitaire de l’UA (AHA) et de l’Agence africaine du médicament (AMA).

Le CPS a noté l’importance d’organiser des réunions régulières entre le CPS et le CDC Afrique en tant que plateforme pour faire le point sur le lien entre la sécurité sanitaire et la promotion de la paix et de la sécurité sur le continent.

Le CPS s’est déclaré, par ailleurs, préoccupé par le fléau du trafic de faux médicaments, qui provoque chaque année un nombre important de décès en Afrique, contribue à un climat d’insécurité sanitaire et constitue une forme de criminalité transnationale organisée. 

Maroc : 11,2 milliards de dollars mobilisés par la BM sur la période 2011-2021 (Rapport)

En outre, le Groupe de la Banque mondiale a mobilisé 11,2 milliards de dollars pour soutenir le développement du Maroc au cours de la période 2011-2021, a rapporté l’agence marocaine de presse.

Ce soutien s’est concentré sur la croissance tirée par le secteur privé, le développement du capital humain, la résilience au changement climatique et l’amélioration de la gouvernance, selon le rapport du Groupe d’évaluation indépendant (IEG) de la Banque mondiale intitulé « L’engagement du Groupe de la Banque mondiale au Maroc 2011-2021 », présenté mardi lors d’un webinaire.

Ce rapport d’évaluation étudie la contribution du Groupe de la Banque à la résolution de quatre obstacles systémiques au développement du Maroc, à savoir le manque de cohérence des politiques publiques, le déséquilibre des règles du jeu économiques, la faible mise en œuvre des politiques publiques et la faible participation des citoyens et des acteurs non étatiques.

Le document révèle cependant que des succès remarquables ont été enregistrés dans des domaines tels que l’amélioration du climat des affaires et la coordination multisectorielle, relevant « la capacité du Royaume à élaborer des solutions aux défis intersectoriels ».

Intervenant à cette occasion, la responsable du programme Fonction de conseil en méthodes du groupe d’évaluation de la Banque Mondiale (IEG), Estelle Raimondo, a noté que la BM a collaboré étroitement avec plusieurs organismes gouvernementaux et privés pour améliorer la performance du secteur privé à travers une approche globale de réforme des systèmes financiers, promouvoir la finance digitale et renforcer l’accès au financement pour les petites et micro-entreprises.

« Le Groupe a contribué à améliorer les performances du pays dans les 10 domaines de réglementation mesurés par les indicateurs Doing Business, favorisant des réformes visant à promouvoir une concurrence loyale sur le marché« , a fait savoir Mme Raimondo.

Ce rapport recommande par ailleurs de renforcer l’innovation à travers l’investissement, notamment dans le secteur solaire, qui présente un fort potentiel au Maroc, a ajouté Mme Raimondo, appelant à maximiser la gestion des risques liés à l’innovation en mettant en place un outil de gestion par résultats, et en favorisant la collaboration entre les ministères et les organismes concernés.

Pour ce qui est de la mise en œuvre de politiques publiques, Mme Raimondo a affirmé que la Banque a réussi à dynamiser le processus en atténuant les risques liés à l’innovation, en facilitant l’apprentissage Sud-Sud, en permettant une coordination efficace entre les acteurs et en promouvant l’adaptation et la gestion par les résultats.

Quant au renforcement de la participation citoyenne, la responsable a révélé que des initiatives prometteuses visant à résoudre les problèmes de financement et de capacités au niveau local ont été lancées, témoignant ainsi d’une volonté persistante d’améliorer la participation des citoyens.

Pour sa part, le directeur du Département du développement humain et de la gestion économique d’IEG, Theo Thomas, a indiqué qu’une évaluation de programme-pays, menée par l’IEG vise à évaluer l’efficacité des activités du Groupe de la Banque mondiale dans le cadre du développement.

En mettant en lumière les principaux défis de développement rencontrés, l’évaluation permet d’identifier les domaines où des améliorations sont nécessaires, a-t-il dit, ajoutant que cette évaluation fournit ainsi des données pour guider les décisions futures de la BM.

En tant qu’entité indépendante, l’IEG fournit des données d’évaluation objectives et transparentes, dans l’objectif d’aider le Groupe de la Banque mondiale à améliorer la qualité de ses services et à accroître l’efficacité de ses résultats en utilisant les leçons apprises des évaluations précédentes. 

ACP/Kayu  

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