L’opposition au Congo/Brazzaville rompt son silence après la mort en exil de Philippe Bikinkita

Kinshasa, 22 août 2021 (ACP).- L’opposition au Congo/Brazzaville, qui ne s’était pas exprimée depuis l’élection présidentielle de mars dernier, a demandé au Chef de l’État de libérer tous les prisonniers politiques, ont rapporté les médias locaux reçues dimanches à Kinshasa.

Les sources indiquent que l’opposition Congolaise de Brazzaville, vient de sortir de son silence après la mort de Philippe Binkita, ancien ministre de l’Intérieur sous le régime de Pascal Lissouba (1992-1997), intervenue dans la nuit de vendredi à samedi 21 août en Angleterre, presque 25 ans après la guerre civile qui a permis au président Denis Sassou-Nguesso de reprendre le pouvoir. Cette annonce a été faite par Jean Itadi, président du Congrès africain pour le progrès (CAP), une formation de l’opposition dite « radicale », qui a pris la parole devant la presse samedi dernier.

Préoccupé par la réconciliation nationale, qui selon ses mots « ne peut se construire ni dans la haine, ni dans la division », il a demandé au président Denis Sassou-Nguesso de gracier tous les prisonniers politiques.

« Chaque Congolais compte, chaque Congolais est cher, a-t-il indiqué. Garder en prison des Congolais qui peuvent contribuer à construire le pays est un comble. On devrait aussi bien pour les exilés que pour les prisonniers politiques, prendre une mesure immédiate. Leur place n’est pas en prison. Ils ont leur place dans leur famille, ils ont leur place dans la cité pour contribuer à construire le Congo. »

Ancien ministre des présidents Sassou-Nguesso et Pascal Lissouba, Jean Itadi fait notamment allusion au général Jean-Marie Michel Mokoko, ancien chef d’état-major, et à l’ancien ministre André Okombi Salissa.

Tous deux candidats malheureux à la présidentielle de 2016, ils ont été inculpés pour «atteinte à la sécurité intérieure de l’État », jugés et condamnés à 20 ans de travaux forcés en  2018. ACP/CL/KJI

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