« Ne me faites pas tarder » (La Première ministre au Présidium de l’Union sacrée)

Kinshasa, 12 avril 2024 (ACP).- « Ne me faites pas tarder », a insisté la Première ministre Judith Suminwa auprès des ténors de la coalition majoritaire à l’Assemblée nationale, lors des consultations pour former le nouveau gouvernement de la République démocratique du Congo, selon des témoignages recueillis par l’ACP jeudi.

Après l’identification de la majorité avec brio par l’informateur, le travail de formation du nouveau Gouvernement de la République est assuré par la Première ministre Suminwa Tuluka.

En véritable capitaine d’équipe, la Première ministre a reçu ces ténors d’abord séparément, aussitôt elle avait bouclé sa tournée de remerciements auprès des personnalités de sa famille politique. Puis, elle a organisé une sorte de plénière avec quelques ténors de l’Union sacrée de la nation.

Une phrase est revenue en boucle dans la bouche des personnalités consultées cette semaine par la Première ministre : « Ne me faites pas tarder ».  « Ayant le profil de l’emploi », Mme Suminwa a affirmé d’abord qu’elle n’entend pas se soumettre au rythme des politiques, en imposant son tempo consistant à prendre à bras le corps ses responsabilités, en exerçant les prérogatives de tout Chef de gouvernement. « La Première ministre est déterminée. Elle connaît ce qu’il faut faire pour la guerre, pour la gouvernance du pays. On doit aller vite », a déclaré à l’ACP un leader d’un grand parti au sein de la majorité.

Il transparaît des témoignages qu’elle intégrera dans son équipe « des personnalités de grande probité et dotées de compétences éprouvées », a indiqué un leader de parti politique.  Il se dégage aussi des dires des visiteurs de Mme Suminwa qu’il y a une nette différence à faire entre le travail de l’Informateur dont la tâche était d’identifier la majorité. Ce travail de déminage a été mené par Augustin Kabuya, le secrétaire général du parti présidentiel.

« Il n’y a pas double travail avec le travail d’informatieur parce que chacun a son cahier des charges. Mme Suminwa assume ses prérogatives constitutionnelles, en procédant â des consultations en vue de former le gouvernement », a déclaré â l’ACP un leader consulté.

« A ce jour, il faut èviter d’entretenir la confusion. La Première ministre est en train de former le gouvernement qu’elle va diriger. Personne ne peut faire partie du gouvernement si elle ne l’accepte pas en tant que chef de l’Executif », a martelé un leader président d’un parti de l’Union sacrée reçu par la Première ministre.

“Elle est une femme avec un background. Nous pensons que notre pays avec ses ressources naturelles et humaines, si nous donnons la chance de gouverner à Mme Suminwa, sans beaucoup d’interférence, elle va apporter le changement » dans la gouvernance du pays, a témoigné Vital Kamerhe, proche allié du président. Plusieurs défis attendent la Première ministre Suminwa.

Ces défis sont d’abord sécuritaire, puis économique et environnemental. Nommée le 1er avril, Mme Suminwa procède à des consultations qui se poursuivent avec les chefs des partis de la coalition majoritaire.

ACP/

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