Kasaï-Oriental : sensibilisation de la population contre les maladies tropicales négligées

Mbuji-Mayi, 26 janvier 2024 (ACP). – La population de la province du Kasaï Oriental, située au centre de la République démocratique du Congo, a été sensibilisée vendredi contre les maladies tropicales négligées, par le coordonnateur de ce département à la division provinciale de la Santé.

« Les maladies tropicales négligées, c’est un ensemble de maladies et groupe de phénomènes morbide, c’est à peu près une vingtaine de maladies qui sévissent les pays tropicaux ou dans les régions tropicales et qui ne fait pas l’attention des experts internationaux. Ce sont les maladies qui sévissent souvent dans les pays les plus pauvres, ce qui fait que ces maladies ne sont pas beaucoup connues. Les malades qui souffrent de ça sont souvent cachés, ce qui fait que souvent on ne connait pas ces maladies, et même le personnel de la santé lui-même ignore ça parce qu’il n’en fait pas cas », explique M. Georges Mbuyi, coordonnateur provincial de lutte contre les maladies tropicales négligées au Kasaï Oriental.

Il distingue deux types de maladies tropicales négligées dont celles à chimiothérapie préventive, qui sont des maladies que l’on peut prévenir en donnant des médicaments à la communauté.    

« Pour ce qui concerne notre province, nous avons l’onchocercose, la filariose linfantique, la schistosomiase. Ce sont les maladies contre lesquelles nous luttons ici. Tout le monde est exposé, mais quand il nous faut faire la lutte, nous voyons ceux qui sont beaucoup plus vulnérables. Par rapport à la schistosomiase par exemple, nous savons que tout le monde est exposé, mais c’est beaucoup plus les enfants, et là le traitement c’est seulement chez les enfants parce que ça coûte tellement cher, nous n’avons pas de moyen pour traiter tout le monde. Par rapport aux autres maladies, tout le monde est en risque, mais nous traitons à partir de cinq ans et au-delà », a souligné le coordonnateur provincial de lutte contre les maladies tropicales négligées.

Il a garanti que quand on établit que la maladie existe, on fait un traitement annuel de masse, et que si la prévalence est très élevée, on traite tout le monde selon le seuil, tandis que si la prévalence est trop faible, on les soigne cas par cas. ACP/Kayu

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