VIH/SIDA : les jeunes de 15 à 24 ans sont les plus touchés au Kasaï Oriental

Mbuji-Mayi 26 janvier 2024 (ACP). – Les jeunes de la tranche d’âge de 15 à 25 ans sont les plus touchés par le VIH/SIDA au Kasaï Oriental, province située au centre de la République démocratique du Congo, a appris l’ACP vendredi des sources sanitaires.

« Certaines études qui ont été faites ont démontré clairement qu’au Kasaï Oriental  13,2% de femmes de 15 à 24 ans ont eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans et le pourcentage chez les garçons est de 1,3%. Pour ce qui est des femmes, 2,7% des femmes de 15 à 24 ans ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire dans les douze derniers mois et chez les garçons c’est autour de 8,1%. Et même parmi les personnes vivant avec VIH, on se rend compte que dans les nouvelles infections des nouveaux cas admis aux traitements, il y a plus de jeunes que de vieux et la tranche d’âge de 15 à 24 ans est plus touchée. Donc c’est une réalité que, en d’autres termes, la lutte est en train de se juvéniliser, c’est plus les jeunes qui sont en risque que des grandes personnes« , a dit Albert Mutombo Mutombo, secrétaire exécutif provincial de PNMLS Kasaï Oriental.

Il lie ce tableau sombre dans les milieux des jeunes notamment par le manque d’information et certaines pesanteurs culturelles qui laissent penser que le VIH/SIDA est une maladie des sorciers ou un mauvais sort, ce qui nécessite une grande sensibilisation des masses juvéniles.

« Donc le niveau d’instruction joue aussi. A l’école, c’est vrai qu’il y a le cours d’éducation à la vie, certains jeunes qui sont à l’école sont instruits sur cette infection à VIH, mais il y a encore beaucoup à faire. Aussi, c’est un problème lié à la curiosité. Quand on est jeune, les pulsions sexuelles sont fortes au point où certains veulent aussi faire des découvertes d’ordre sexuel. Mais s’ils ne sont pas bien encadrés, cela peut entraîner aussi des problèmes. Raison pour laquelle ils ont besoin d’être sensibilisés », a insisté le SEP de PNMLS.

Le manque d’une sexualité responsable, facteur majeur d’infection

La même source affirme que le manque d’une sexualité responsable est un facteur majeur à la base de la contamination de l’infection du VIH/SIDA. Il est conseillé à tout jeune qui voudrait entrer en mariage, de se rassurer du statut sérologique de son partenaire, a conseillé Albert Mutombo.

« C’est vrai que lorsqu’on a pas une sexualité responsable, on court les risques de contracter le VIH/SIDA. On peut l’avoir si on a eu un rapport sexuel non protégé et avec un partenaire infecté, c’est plus fréquent et c’est la voie la plus répandue. Mais aussi, tout jeune qui voudrait entrer en mariage devrait connaître le statut sérologique de son partenaire. Ce serait une bonne chose, parce que si par exemple on a une femme qui est porteuse du virus, si elle ne suit pas les conseils liés à la consultation prénatale, cette femme peut transmettre aussi le virus à l’enfant, si bien que cet enfant peut contracter aussi le virus peut-être pendant qu’il est encore dans le sein de sa maman », a ajouté le secrétaire de PNMLS.

Une autre possibilité de contamination reste le moment de l’accouchement ou pendant l’allaitement maternel, a-t-il dit en substance. ACP/Kayu

Fil d'actualités

Bendélé Ekweya té

Pas un centimêtre 1Cm

Tous unis derrière nos forces armées

Sur le même sujet