Kinshasa, 09 août 2025 (ACP).- L’avocat d’un prévenu a rejeté samedi, la nouvelle comparution d’un renseignant, tel que voulu par le parquet général dans l’affaire qui oppose ce dernier à un magistrat militaire, accusé de vol qualifié et destruction méchante, lors d’une audience de la haute cour militaire à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
» Monsieur le président, comment expliquer que le parquet général militaire ait notifié notre client de la décision de renvoi le 24 janvier, 2025 et s’est permis d’entendre le renseignant Nakaosa dans un autre procès-verbal établi cette fois-là pour charger le colonel Jean-Blaise Bwamulundu, notre client. Monsieur le président nous nous opposons à cette unième comparution de ce monsieur. Et ce procès-verbal, vous allez le déconsidéré monsieur le président », a déclaré Me Prince Lusangu, avocat du colonel magistrat Jean-Blaise Bwamulundu, chef du parquet supérieur de l’espace Grand Bandundu.
Pour sa part, le parquet général militaire s’est dit contre la demande du rejet du procès-verbal d’audition du renseignant Nakaosa et du refus de le voir comparaitre de nouveau devant la haute cour militaire pour éclairer sa religion sur les zones d’ombres dans ce dossier de vol du véhicule par le colonel Bwamulundu.
» Je comme l’impression que la défense confond le pouvoir conféré par la loi au magistrat instructeur et le pouvoir que détient le ministère public séance tenante« , a soutenu le colonel Richard Longwango Moyibi, magistrat militaire audiencier. » Qui leur a dit que lorsque le magistrat militaire signe une décision de renvoi, il ne peut plus poser des actes? S’est-il interrogé ? Pour soutenir sa position, il a donné lecture de la jurisprudence d’ Antoine Rubens qui stipule que » le magistrat du parquet garde cependant tout le pouvoir que le droit commun donne aux parties. Il peut verser des pièces nouvelles, au lieu de continuer, je les invite à lire, et qui dit ça, c’est Rubens le grand doctrinaire M. le président » a martelé le parquet général militaire. Et d’ ajouter : « toutes les parties peuvent séance tenante déposées les pièces, y compris le parquet général militaire en tant que partie au procès ».
« La meilleure instruction judiciaire, c’est celle qui se passe devant vous M. le président, c’est ne pas au niveau de l’enquête pré juridictionnelle », a soutenu le colonel magistrat Richard Longwango.
» Ce que le parquet n’a pas pu faire, le juge en tant qu’actif en matière pénale, peut aller au-delà« , a-t-il dit, ajoutant que l’instruction préparatoire n’a jamais été complète. » Voilà pourquoi, nous sollicitons la recomparution du renseignant Nakaosa pour venir vous éclairer monsieur le président« , a conclu le magistrat du parquet général militaire.
ACP/C.L.

