Affaire de stellionat : un tribunal appelé à confirmer la décision du premier juge

Kinshasa, 19 septembre 2025 (ACP).- Le  magistrat du parquet a  appelé jeudi le tribunal de grande instance de Kinshasa-Matete, au centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), à confirmer la décision du premier juge dans une affaire de stellionat et de faux en écriture, lors d’une audience.

« Il n’y a pas eu appel après la décision du premier juge. Je demande à votre tribunal de confirmer l’œuvre du premier juge », a déclaré le magistrat du parquet

Me David Bolemba, avocat qui s’est exprimé au nom du collectif du conseil de la partie citante  a, dans sa plaidoirie, sollicité du juge de déclarer irrecevable l’appel de la partie citée qui, selon lui, « souffre de motifs ».

« Nous, en tant que partie intimée, sollicitons de votre tribunal de déclarer irrecevable cet appel du fait de l’absence de motifs, donc de preuves », a déclaré Me David Bolemba, avant de rappeler que, dans cette affaire, le cité Efofo Freddy avait été condamné par le juge du tribunal de paix de Matete pour deux infractions : stellionat et faux en écriture.

« Il a été condamné par défaut pour avoir séché cette audience. Le tribunal de paix de Matete l’avait condamné à 24 mois de servitude pénale pour les deux infractions qui étaient commises en concours idéal. C’était dans la même intention qu’il avait fabriqué le faux acte de vente sur la base duquel il a vendu à un tiers la parcelle qui ne lui appartenait pas. Le juge avait retenu une seule peine. Au lieu de 48 mois, il avait été condamné à 24 mois », a-t-il expliqué.

La partie citée, de son côté, dit avoir fait opposition contre une décision rendue par défaut. Elle a également demandé au juge de déclarer irrecevable la demande de la partie citante.

Cette cause  oppose M  Efofo Sébastien à son fils, Efofo Freddy. Il est reproché à ce dernier d’avoir, en 2016, reçu de son père la somme de 6 000 USD pour l’achat d’une parcelle de terre située sur l’avenue Marais, localité OFILTRA, quartier Industriel, dans la commune de Limete. Il aurait profité de l’état de santé perturbé de son père, souffrant de maux d’yeux, pour falsifier l’acte de vente, a révélé de son côté Me Jean-Michel Lokota, du collectif des avocats de la partie citante.

Le tribunal, s’estimant suffisamment éclairé, a pris l’affaire en délibéré et a promis de rendre le jugement dans le délai prévu par la loi.

ACP/

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