Kinshasa, 18 mars 2026 (ACP).- Une femme, civilement mariée, a ouvert mercredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, une procédure judiciaire contre son mari pour « bigamie », après avoir appris via les réseaux sociaux que ce dernier a contracté coutumièrement un second mariage, selon les avocats de la plaignante contactés par l’ACP.
« Nous sommes dans l’entame du dossier sur demande de notre cliente. Sur base du bruit qui a enflammé, nous avons accepté de l’accompagner dans ce dossier en charge contre son mari. Elle l’accuse de ce que nous appelons en droit la bigamie. Un fait qui a fortement impacté la famille de notre cliente », a déclaré Me David, avocat de la plaignante.
Il a, à cette occasion, loué les bases légales qui permettent aujourd’hui à la femme de réclamer ses droits quand ils sont bafoués contrairement aux anciennes époques où l’homme était libre d’agir comme bon lui semblait au sein de la famille.
Pour cet auxiliaire de la justice, le code de la famille consacre la monogamie comme seul mariage reconnu en RDC, soulignant que « le mariage est l’acte civil public et solennel par lequel un homme et une femme qui ne sont pas engagés ni l’un ni l’autre dans les liens du mariage enregistré établissent entre eux une union légale et durable ».
Pour lui, la force reste à la loi et espère que cette affaire va corriger les injustices sociales qui se commettent soit volontairement ou involontairement, mettant en péril l’avenir de la femme et des enfants.
La « bigamie », une forme de polygamie, n’est pas légalement acceptée en RDC. Elle est parfois couverte par des coutumes et engendre de nombreux conflits familiaux, des inégalités successorales et la précarisation des femmes, a-t-on appris en outre. ACP/UKB

