Kinshasa, 28 septembre 2025 (ACP).– La qualité de « gestionnaire de comptes» d’un travailleur a été contestée samedi, par son ancien employeur devant le tribunal de travail de Matete, au Centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), dans un procès de rupture abusive du contrat l’opposant à son ancien employé.
« L’employeur, la société +Bonne Chance+ a confirmé que Georges Safari était bien journalier et non gestionnaire de compte. Il a en outre contesté la validité de la carte de service présentée par M. Safari, son ancien travailleur », a comparu l’employeur en personne.
Et d’ajouter : « Je lui avais demandé de fabriquer des cartes que j’ai décommandées par la suite, alors que M. Safari m’avait informé de la disponibilité d’un lot de cartes, mais je l’avais interdit de les distribuer aux travailleurs. Je suis surpris aujourd’hui de le voir posséder une carte que je n’ai pas signée », a renchéri l’employeur dans sa déposition.
Intervenant à titre de témoin, M. Kwakonzi a soutenu que dans la société « Bonne Chance », tout le monde est journalier y compris M. Georges Safari, tout en faisant savoir que c’est M. Safari qui avait écrit son nom sur la liste des journaliers, le premier jour où il est arrivé dans cette société. « Nous avons une liste qui justifie cela et à travers une prime de 10.000 FC que nous recevons quotidiennement », a-t-il martelé.
Par ailleurs, d’autres témoins ont également confirmé qu’aucun employé n’était légalement engagé au sein de la société Bonne Chance.
« Le tribunal renvoie l’affaire à la huitaine pour plaidoirie. La remise est contradictoire à l’égard de toutes les parties », a déclaré Doudou Malangwa, président de la composition.
M. Safari se présentant comme gestionnaire des comptes, réclame le paiement de ses 17 mois de salaire, soit 3,3 millions de francs congolais ainsi que le versement de son décompte final, après la rupture de son contrat de travail, qu’il qualifie d’abusive. ACP/C.L.

