Kinshasa : libération conditionnelle de 61 détenus à la prison centrale de Makala

‎Kinshasa, 1er décembre 2025 (ACP)- Soixante-et-un (61) détenus de la prison centrale de Makala, au centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, ont bénéficié lundi de la libération conditionnelle, au cours d’une cérémonie supervisée par le ministre de la Justice.

« J’ai signé, depuis le 13 novembre, l’arrêté portant libération conditionnelle d’une première vague de 114 détenus, dont 61 à Kinshasa »,  a déclaré Guillaume Ngefa, ministre de la Justice.

« Nous avons veillé à ce que les personnes concernées remplissent l’ensemble des critères légaux pour leur libération conditionnelle, après avis favorables des commissions et du ministère public ayant siégé dans 14 établissements sur 132 établissements opérationnels de la RDC. J’ai assisté ce matin à Makala à la libération conditionnelle de ces 61 détenus », a-t-il ajouté.

Le ministre Ngefa a précisé que parmi ces personnes, il n’y a aucun Kuluna (bandit urbain), ni aucun détourneur des deniers publics, ni même aucun membre de l’opération folio (spoliateur).

« Nous avons aussi veillé à ce qu’il n’y ait aucun cas de substitution de nom », a-t-il rajouté.

Il a appelé les bénéficiaires à bien se comporter pendant leur réinsertion dans la famille et la communauté.

« Votre peine court toujours jusqu’à ce que vous allez la purger, mais vu votre comportement, vos attitudes, l’État s’est rendu compte que vous vous améliorez pour intégrer la société, la communauté. Pour cela, il y a des critères, et vous êtes parmi ceux qui ont rempli les critères pour être libérés conditionnellement », a-t-il dit.

Sarah Masini, parmi les bénéficiaires de cette mesure, a quitté cette maison carcérale après 18 mois de détention et a exprimé sa gratitude envers les autorités judiciaires du pays.

« J’éprouve une grande joie. Je remercie le ministre de la Justice d’avoir facilité ma libération aujourd’hui. Que le Seigneur se souvienne de lui et le bénisse », a-t-elle déclaré.

Elle a affirmé avoir reçu plusieurs conseils de la part du ministre et a promis de ne plus retomber dans ses anciennes pratiques.

« Le temps que j’ai passé en prison m’a beaucoup appris. Je m’engage à ne plus récidiver », a-t-elle dit.

Cette mesure de libération conditionnelle s’inscrit dans la politique de désengorgement des établissements pénitentiaires, mais aussi dans une volonté de donner une seconde chance à ceux qui remplissent les critères légaux et présentent des signes de réhabilitation.

‎ACP/JF

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