Kinshasa, 27 novembre 2025 (ACP).- La santé, les droits sexuels et reproductifs des adolescents ont été débattus lors d’une réunion nationale multipartite organisée, jeudi, à Kinshasa capitale de la République démocratique du Congo (RDC) de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-RDC).
« Nous voici encore une fois réunis dans cette salle pour échanger sur des solutions aux problèmes qui affectent les adolescents. La CNDH, en tant qu’institution d’appui à la démocratie, dans son rôle de veiller au respect des droits fondamentaux et d’aider les pouvoirs publics à respecter leurs engagements internationaux et constitutionnels, fait appel à la responsabilité de l’Etat congolais à respecter ses engagements internationaux relatifs à la promotion et à la protection du droit à la santé des adolescents », a déclaré Paul Nsapu, président de cette institution citoyenne congolaise.
Il a, à cet effet, invité les autorités, les responsables des institutions publiques et des organisations de la société civile à la collaboration pour donner solution aux problèmes qui affectent les adolescents.
« A ce titre, la CNDH salue la collaboration entretenue jusque-là avec les services du ministère de la santé et les organisations de la société civile impliquées dans la promotion et la protection des droits à la santé sexuelle et reproductrice », a-t-il ajouté.
Santé de la reproduction, un état de bien-être physique, mental et social
Par ailleurs, le président de la CNDH s’est attardé sur la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui considère la santé de la reproduction non seulement comme la simple absence de maladies ou d’handicaps, pour tout ce qui a trait au système de la reproduction, à ses fonctions et à ses mécanismes, mais aussi un état de bien-être physique, mental et social.
« La santé de la reproduction suppose par conséquent que les individus aient une bonne santé, ainsi que la capacité de se reproduire et la liberté de décider quand et à quelle fréquence le faire », a dit Paul Nsapu, faisant une fois de plus allusion à la définition de l’OMS.
Le président de la CNDH est, enfin, revenu au vœu émis par son institution de militer pour la promotion et la protection des droits à la santé sexuelle et de reproduction des adolescents être protégés par l’Etat congolais, notamment par l’adoption des mesures législatives.
La réunion nationale multipartite a été initiée par l’organisation Sexual health and reproductive rights program (SHARP), en collaboration avec la CNDH. Placée sous la coordination de Me Gisèle Kapinga, commissaire nationale chargée des droits de la femme et de l’enfant de la CNDH, cette rencontre a rassemblé divers acteurs institutionnels, partenaires techniques, organisations de la société civile, ainsi que des représentants de la jeunesse, autour d’un objectif commun de promouvoir une approche inclusive et respectueuse des droits humains en matière de santé sexuelle et reproductive des adolescents en RDC.
Ce cadre d’échange a permis d’identifier les défis persistants, de partager les bonnes pratiques et de formuler des recommandations concrètes en faveur des adolescents.
ACP/JF

