Kinshasa, 19 juin 2026 (ACP).- Les accusations formulées par les agents journaliers (demandeurs) d’un hôpital privé ont été rejetées vendredi par son médecin directeur, lors d’une audience devant le tribunal de travail de Matete, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo( RDC).
« Non, je ne reconnais pas ce badge. Cela ne relève pas de mon secteur. Les badges de HJ sont codifiés pour les employés , mais je ne sais pas ce qu’il en est pour les journaliers » , a déclaré le médecin directeur de l’hôpital HJ hôpital.
Le tribunal a procédé à une série de questions-réponses avec le médecin directeur de HJ, qui a comparu en qualité de renseignant. Il a, par contre, affirmé que les demandeurs effectuaient juste des petits travaux.
« Oui, je les ai déjà vus à HJ. Ils effectuent de petits travaux, comme le font les journaliers », a-t-il déclaré , tout en indiquant qu’il ignorait le temps qu’ils ont effectué à cet hôpital.
De leur côté, plusieurs autres journaliers cités ont affirmé devant le tribunal que M. Cosmos Osenge et consort avaient travaillé comme journaliers à HJ et que « c’est M. Raoul qui établissait les listes et nous envoyait à la caisse pour être payés ».
Ils ont également soutenu que les tenues qu’ils portent leur avaient été remises par ce dernier.
Pour sa part, M. Raoul a réfuté ces accusations, affirmant qu’il ne connaissait pas ces personnes et qu’il ne leur avait jamais remis de tenues.
Pour l’avocat de cet hôpital, « M.Raoul a été cité à tort. Il ne s’occupe pas des journaliers comme l’ont affirmé les demandeurs. C’est la directrice des ressources humaines qui est chargée de la gestion de ces personnes ».
Le tribunal a estimé que sa religion a été éclairée avant de communiquer le dossier au ministère public pour son avis écrit dans le délai de la loi.
Lors de l’audience précédente, la partie demanderesse avait sollicité du tribunal la condamnation de HJ au paiement de dommages et intérêts, estimant avoir travaillé comme journaliers depuis la construction de cet hôpital, soit depuis le 20 janvier 2014.
Selon les demandeurs, après avoir été informés qu’ils ne pouvaient être engagés en raison de leur âge, ils avaient rédigé une lettre de démission, laquelle aurait été acceptée par l’hôpital.
L’établissement avait expliqué que lors de sa construction, un appel avait été lancé à toutes les personnes souhaitant contribuer à l’évacuation des déchets afin d’assainir le site. Selon lui, il s’agissait d’un travail occasionnel et spontané pour lequel les participants étaient rémunérés.
ACP/ B

