Kinshasa : un nouveau certificat d’enregistrement de parcelle surprend les héritiers

Kinshasa 24 juillet 2026 (ACP).- Les héritiers d’une parcelle à Kinshasa, dans la capitale de la République démocratique du Congo ont été surpris par l’apparition d’un nouveau certificat d’enregistrement, alors que le bien concerné n’était plus dans la succession, lors d’une audience vendredi, devant le tribunal de grande instance de N’djili dans l’Est de la capitale congolaise. « Notre parcelle est dotée d’un premier certificat, qui date de 1986.

Mais après il y en a eu un second en 2000, ceci c’était juste après que feu Mbadu nous l’ai donnée. Nous étions à trois à bénéficier de cette parcelle, les deux enfants du défunt, dont Vickiy Mbadu, Barvin Mbadu et moi la soeur du decujus. Nous sommes surpris de voir les autres paraître avec autre certificat d’enregistrement pendant que cette parcelle n’était plus dans la succession», a déclaré Mme Judith Belasamba, pour le compte de la partie citante. Et de poursuivre : « ma surprise est de voir un autre certificat d’enregistrement, datant de 2025.

Celui-ci a plutôt été rédigé en faveur des autres enfants du défunt», avant d’accuser Eder et Herno Mbadu d’avoir usé des manoeuvres pour obtenir ce document. Eder Mbadu et son frère Herno Mbadu, ont réfuté ces allégations, indiquant qu’ils ne sont pas de fausseurs. « Mon frère Herno Mbadu et moi ne sommes pas des fausseurs.

Nous sommes dans la succession de notre feu père. Nous sommes légalement reconnus et notre certificat d’enregistrement contesté par l’autre partie a été rédigé en bonne et due forme», a dit Eder Mbadu. L’avocat de la partie citante a quant à lui, cherché à savoir m comment le défunt avait, avant sa mort, fait un autre certificat où n’apparaissait que les noms de sa soeur Belasamba, de Vicky Mbadu et de Barvin Mbadu .

A cette question, l’avocat de la partie citée a indiqué en ces termes : « le défunt voulait emprunter un crédit, devait alors hypothéquer la parcelle, mais étant un homme d’affaires , mais aussi vu sa casquette politique, il devait la faire sous la couverture des enfants. C’est ainsi qu’il avait jugé bon de la mettre sous les noms de ce trois». La partie citante a insisté que la parcelle en question avait été préalablement donnée mce qui, selon elle, a justifié son exclusion de la masse successorale globale.

Une thèse qui a été contestée par les cités. Le débat s’est poursuivi par la présentation des argumentaires contradictoires concernant la chronologie des faits et l’authenticité des pièces produites. Le tribunal a , de ce côté , interrogé les parties sur les raisons pour lesquelles certains biens ont été mis à part dans l’organisation de la succession et sur la fiabilité des documents produits devant le Cadastre.

L ‘avocat des cités a sollicité la remise ainsi qu’une instruction technique ainsi qu’ une descente auprès du conservateur des titres immobiliers, disant que cette démarche officielle est indispensable pour vérifier l’état des titres, des hypothèques et des enregistrements officiels. Prenant la parole, le ministère public a demandé au tribunal de renvoyer l’affaire, tout en sollicitant prochainement la continuité de l’instruction.

Le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire à la huitaine pour permettre aux parties de produire l’ensemble des pièces justificatives et de clarifier les zones d’ombre du dossier avant la prochaine audience. L’audience porte sur un litige complexe concernant la propriété d’une parcelle et sa gestion dans le cadre d’une succession familiale. Les débats opposent différents membres de la famille et parties prenantes concernant la légitimité de plusieurs certificats fonciers et actes .

ACP/L/M































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