Kinshasa, 8 juillet 2026 (ACP).- Une attestation de mariage civil a été attaquée, mercredi, en faux par des héritiers devant le tribunal de paix de N’djili, dans l’est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’un procès les opposant à leur marâtre.
« Nous attaquons l’attestation du mariage monogamique qui contient des mentions fausses, célébrée en 1990 par le défunt père Jérôme Muyona, qui n’était pas à Kinshasa. Il était revenu à Kinshasa en 1993, nous avions vérifié à la commune de Masina, ce mariage n’a jamais été enregistré. Il ne nous a jamais dit qu’il avait épousé une autre femme après, en dehors de la maman de ma cliente », a déclaré Me Thérèse Sito, avocate de la partie citante, Jacqueline Muyona.
Partant de ces affirmations, le rapport du bourgmestre de Masina a été lu par un expert.
« Répondant à votre réquisition, Monsieur le Président du tribunal de paix de N’djili, voici ma position après l’examen de ce document dont on n’a pas trouvé les traces dans nos archives. C’est un document qui n’indique ni date ni folio, comme on le fait dans tous les autres documents, d’après nos examens. Je déclare que ce document est faux car il n’y a pas enregistrement du mariage monogamique célébré entre monsieur Jérôme Muyona et madame Vila Kimbedi dans nos archives, dans la commune de Masina, et décline toute responsabilité se rapportant à ce document », a lu l’expert, citant Joseph Tshikushiku, bourgmestre de la commune de Masina.
En réaction, la partie citée Vila Kimbedi, assistée de son avocat, Me Mabuangu Mayamaya, a fait voir au tribunal qu’il y a des contradictions dans le rapport de l’autorité municipale.
« Nous n’acceptons pas le rapport du Bourgmestre, qui se contredit lui-même. Notre cliente doit avoir part à la succession en tant qu’épouse du défunt », a-t-il fait savoir.
Dans son avis, le magistrat du parquet a demandé au tribunal de déclarer cette action recevable et fondée.
« Après avoir écouté la lecture du rapport de l’expert des actes de l’état-civil de la commune de Masina, qui a déclaré la fausseté de l’acte attaqué, qu’il plaise à votre tribunal de déclarer cette action recevable et entièrement fondée », a-t-il dit.
Le tribunal a, à cet effet, décidé de prendre l’affaire en délibéré pour se prononcer sur la recevabilité de l’action.
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