Kinshasa, 22 septembre 2025 (ACP).- La société Golden Falcon Company a contesté lundi le changement de sa dénomination présentée comme irrégulière devant le tribunal du travail de Matete, au centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), dans l’affaire qui l’oppose à un travailleur, lors d’une audience.
« On ne peut pas parler de changement de dénomination sans preuve », a déclaré l’avocat de la partie demanderesse en tierce opposition (société Golden Façon Company), estimant que la procédure n’avait pas été respectée.
Il a soutenu que M. Vuvu, (son ancien travailleur), avait affirmé que la société avait changé de dénomination « mais il n’a pas produit des pièces afférentes à cette dénomination et a fait condamner de manière malicieuse la société Golden Fagon Company ».
Et d’ajouter : « en analysant le statut de cette société, vous constaterez que c’est une société nouvellement créée en 2017 et a commencé ses activités en 2018. C’est impossible qu’elle soit confrontée à un litige qui date de 2016. Nous venons en tierce opposition pour solliciter les mesures provisoires tendant à suspendre la décision rendue dans le jugement avant dire droit et cela, en vertu de l’article 84 du code civil livre III ».
Pour sa part, la partie défenderesse, (Vuvu) a demandé au tribunal de déclarer cette cause irrecevable, soutenant que la société Congo best food est la même société que Golden Fagon Company.
« Vous direz cette demande tout simplement irrecevable mais si par extrême impossible, vous constaterez en son temps vous avez été saisi par la même partie. Il y’a eu une décision au fond, vous l’avez déjà prononcée et revenir sur celle-ci c’est faire deux fois la même chose », a renchéri M. Vuvu, ancien travailleur de la société Golden Façon Company.
Cette partie a également estimé que la démanderesse ( société Golden Façon Company) ne peut pas venir en tierce opposition car elle était partie à cette cause.
« Cette société est partie dans cette cause. La porte lui est fermée par ce qu’elle a été présente Elle avait toute les voies de recours sauf celle-ci », a conclu la défenderesse Vuvu.
De son côté, le magistrat du parquet a demandé au tribunal de débouter l’action de la partie demanderesse. « Cette demande doit être déclarée recevable mais non fondée ».
Le tribunal a pris la cause en délibéré et dira droit dans le délai légal.
Notons qu’en droit congolais, la tierce opposition est une voie de recours extraordinaire qui permet à une personne non partie à un jugement (un « tiers ») de demander sa rétractation totale ou partielle s’il est préjudicié par celui-ci. Ce recours, prévu dans la législation congolaise, protège les droits des tiers contre une décision rendue sans qu’ils aient pu se défendre, et il s’applique à des jugements qui leur portent préjudice. ACP/C.L.

