Kinshasa, 13 août 2026 (ACP).- Une société a sollicité le rejet du rapport du décompte final effectué par l’inspecteur du Travail, jeudi, lors d’une audience devant le tribunal du travail de Matete, dans le centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), dans une affaire l’opposant à son ex-travailleur.
« Qu’il plaise à votre tribunal de rejeter le rapport de l’inspecteur et vous allez confirmer nos moyens », a déclaré l’avocat de la société Sokin.
Cette société, à travers son avocat, a souligné que M. Edouard Kionga, son ex-travailleur, avait écrit, dans sa lettre de démission, qu’il comptait partir sans prester pendant la période de préavis. Pour Sokin, cet ancien travailleur avait personnellement renoncé à un droit.
« Monsieur Kionga avait lui-même écrit, qu’il n’allait pas prester pendant la période de préavis. Mais, le rapport de l’inspecteur lui donne le droit d’avoir un préavis, alors que la démission et l’obligation de quitter sans préavis venaient de lui », a encore soutenu l’avocat de Sokin.
« L’inspecteur a relevé que nous n’avons jamais payé les congés de M. Édouard pendant 12 ans, alors que c’est faux. Nous l’avons fait et voici les pièces des trois dernières années », a-t-il démontré.
Ainsi, l’avocat de cette société s’est appuyé sur ces deux points majeurs, pour solliciter du tribunal de rejeter le rapport de l’inspecteur du Travail.
Prenant la parole à son tour, l’avocat de M. Kionga a déclaré devant le tribunal que son client n’a jamais été payé de ses congés et qu’il n’y a aucun accusé de réception attestant les dires de la défenderesse (…).
Il a expliqué qu’avant sa démission, M. Kionga avait presté 18 jours au mois de mai, ces 18 jours ont été payés par l’employeur, mais l’inspecteur n’a pas soustrait cela dans son rapport.
« Lorsque vous allez vous retirer, vous allez retenir le décompte final tel qu’effectué par l’inspecteur, mais cependant, vous direz que dans ce décompte final, l’inspecteur n’a pas soustrait les 18 jours prestés par notre client, 18 jours payés », a déclaré l’avocat de la demanderesse.
De son côté, le magistrat du parquet a reconduit son avis donné.
« Le tribunal estimant sa religion éclairée, clôture le débat, prend l’affaire en délibéré pour son jugement à intervenir dans le délai de la loi », a déclaré Jean-Paul Lobanga, juge président de la composition.
Monsieur Édouard Kionga fut travailleur de la société Sokin depuis le 28 juin 2011, comme chauffeur de poids lourd. Après 14 ans de service, il avait décidé de mettre fin à son contrat de travail en adressant une lettre de démission en date du 9 mai 2025.
Après sa démission, l’employeur lui a remis un certificat de fin de service avec son décompte final, qu’il avait qualifié de somme dérisoire.
N’étant pas satisfait, il a saisi l’inspection du travail (…).
ACP/ Bi

