L’instauration de la responsabilité pénale internationale pour le crime d’écocide préconisée

Kinshasa, 9 novembre 2025 (ACP).- L’instauration de la responsabilité pénale internationale pour le crime d’écocide a été préconisée par un étudiant pour préserver la paix et la sécurité de l’humanité, lors d’un échange samedi avec l’ACP à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

« Il est temps que la destruction massive de la nature soit reconnue comme un crime autonome, et non comme un simple dommage collatéral d’autres infractions. Il est important d’instaurer la responsabilité pénale internationale pour le crime d’écocide », a déclaré Marc-Emmanuel Kasembe, président des étudiants de la faculté de droit de l’Université protestante du Congo (UPC).

Selon lui, la Cour pénale internationale, créée en 2002 par le statut de Rome, demeure à ce jour la principale source du droit international pénal qui reconnaît quatre crimes majeurs citant ; le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression. Il a ajouté que face à l’urgence écologique, il devient impératif d’élargir le socle pour y inclure l’écocide, afin de responsabiliser les décideurs et les institutions qui portent gravement atteinte à notre écosystème.

Il a, par ailleurs, salué les initiatives portées par des Etats insulaires du Pacifique. « Je salue les initiatives portées par les Etats insulaires du pacifique, notamment le Vanuatu, qui ont soumis à la CPI une proposition d’amendement visant à reconnaître l’écocide comme un crime international », a-t-il renchéri, avant d’évoquer également les consultations lancées par le bureau du procureur de la CPI pour intégrer les crimes environnementaux dans sa politique générale.

Marc-Emmanuel Kasembe a par ailleurs insisté sur l’importance de l’environnement. « L’environnement n’est pas un décor, c’est une condition de vie. Détruire la nature, c’est compromettre la paix. Et protéger la paix, c’est aussi protéger les forêts, rivières, les espèces et les équilibres écologiques », a-t-il martelé.

Il a, pour se faire, interpellé les citoyens, les institutions et l’Etat sur leur responsabilité collective dans la préservation de l’environnement. « Nous sommes tous comptables de ce que nos laissons aux générations futures. La justice écologique commence par une conscience partagée , celle que notre planète n’est.mas invincible et que chaque acte compte », a-t-il conclu. ACP/C.L.

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