Maï-Ndombe : 76 avocats prêtent serment au barreau de Maï-Ndombe à Inongo

Inongo, 09 mai 2026 (ACP).- Septante-six (76) avocats ont prêté serment vendredi au barreau de Maï-Ndombe, à Inongo, chef-lieu de la province du Maï-Ndombe, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo, parmi lesquels un (1) cas de défenseur judiciaire, 35 renouvellement et 40 inscrits à la liste de stage, a appris samedi l’ACP de source judiciaire.

« Nous avons eu aujourd’hui 3 catégories. Une quarantaine d’impétrants qui devraient être inscrits à la liste de stage. Il y a eu un seul cas d’un défenseur judiciaire qui, après avoir exercé la profession plus de 5 ans, a été directement inscrit au tableau avec dispense de stage. Et nous avons pratiquement 35 confrères qui ont dû renouveler leur serment après les 2 ans de stage professionnel voulu par la loi. Le renouvellement est comme le réarmement. Ils doivent continuer dans la même lignée et ne pas s’écarter des vertus ordinales, morales prévues par la loi dans l’exercice de cette fonction », a déclaré Me Armand Kuluta, bâtonnier au barreau du Maï-Ndombe.

« L’exercice de la profession d’avocat est déjà circonscrite dans la loi. L’avocat conseille, il consulte, il représente, il concilie et défend les intérêts de ses clients. Aucune autre fonction ne peut être exercée par l’avocat en dehors de celles prévues par la loi organique. Ils doivent donc se dispenser de faire le cumul des fonctions sous peine de tomber dans ce que la loi appelle l’incompatibilité. Le libre choix qu’ils ont fait d’exercer la profession a ses conséquences corollaires », a-t-il indiqué.

Le bâtonnier Kuluta a rappelé que les impétrants, par le travail sur terrain, devaient être des avocats compétitifs à la hauteur de leurs tâches, soulignant que l’on ne devenait pas avocat par le simple fait d’acquérir la qualité, tout en laissant de côté l’exercice de la profession. Il a affirmé que toute personne acquérant la qualité d’avocat le faisait pour exercer dignement la profession. Il a également fait observer que lorsque le conseil de l’ordre constatait, après l’admission sur la liste de stage, qu’un avocat n’exerçait pas la profession comme il se devait, il se réunissait et tirait les conséquences de ce non-exercice. ACP/UKB

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