Kinshasa, 7 janvier 2026 (ACP).- La demande de liberté provisoire d’un officier supérieur jugé pour violation des consignes a été rejetée mercredi, par la Haute cour militaire dans son arrêt avant dire droit, lors de l’audience tenue à son siège à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).
« La Haute cour militaire dit non fondée le mémoire unique et le rejette …dit prématuré la restitution des téléphones du prévenu, Et ordonne la poursuite de l’instruction », a déclaré le magistrat Jean Claude Nzau, président de la composition.
Dans la motivation de son arrêt, la Haute cour militaire a indiqué que « conformément à la loi, si le prévenu se trouve en état de détention préventive avec ou sans liberté provisoire, au jour où la juridiction de jugement est saisie, il restera à cet état jusqu’au jugement définitif ».
La décision de renvoi a renseigné qu’au courant du mois de novembre 2022, le prévenu général de brigade André Ngoy, ancien commandant adjoint du secteur opérationnel Sukola 2 Sud au Sud-Kivu chargé de l’administration et logistique, avait emporté le capitaine Malale Numbi wa Mukaya et le capitaine Twite Kumwimba, tous deux de l’état-major de la garde républicaine à Kinshasa, pour les intégrer à son unité basée à Uvira, province du Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC.
Selon le ministère public, cet acte a violé le télégramme du Chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), qui exige son autorisation préalable pour tout déplacement des militaires.
A l’audience introductive consacrée à l’identification du prévenu Général Ngoy, la Haute cour militaire avait reçu comme préalable à l’examen au fond de la cause, le mémoire unique de la défense.
L’audience a été renvoyée au 14 janvier pour instruction de la cause.
Le prévenu général de brigade André Ngoy, ancien commandant adjoint du secteur opérationnel Sukola 2 Sud Sud-Kivu chargé de l’administration et logistique, est poursuivi pour violation des consignes et provocation à la désertion.
ACP/C.L.

