Kinshasa, 10 Août 2025 (ACP).- Un avocat a rejeté la nouvelle comparution d’un renseignant, tel que voulu par le Parquet général militaire dans l’affaire qui oppose ce dernier à un magistrat militaire, accusés de vol qualifié et destruction méchante, lors d’une audience de la Haute cour militaire tenue, samedi à Kinshasa, capitale de la Republique démocratique du Congo.
« Monsieur le président, comment expliquer que le Parquet général militaire ait notifié notre client de la décision de renvoi, le 24 janvier 2025, et s’est permis d’entendre le renseignant Nakaosa dans un autre procès-verbal établi, cette fois-là, pour charger le colonel Jean-Blaise Bwamulundu, notre client. Monsieur le président nous nous opposons à cette unième comparution de ce monsieur. Et ce procès-verbal, vous allez le déconsidéré monsieur le président », a déclaré Me Prince Lusangu, avocat du colonel magistrat Jean-Blaise Bwamulundu, chef du parquet supérieur de l’espace Grand Bandundu.
Pour lui, cette demande de rejet du procès-verbal d’ audition de ce renseignant et du refus de voir M. Nakaosa recomparaitre devant la Haute cour militaire pour éclairer sur les zones d’ombres dans ce dossier de vol du véhicule par le colonel Bwamulundu selon le ministère public, n’ a pas été soutenu par l’organe accusateur.
Pour le colonel Richard Longwango, ministère public, il a indiqué que la défense confond le pouvoir conféré par la loi au magistrat instructeur et le pouvoir que détient le ministère public séance pendante.
Il a donné, à cette occasion, la jurisprudence d’Antoine Rubens qui stipule que » le ministère public garde cependant tout le pouvoir que le droit commun donne aux parties.
« Il peut verser des pièces nouvelles, au lieu de continuer. Je les invite à lire, et qui dit ça, c’est Rubens le grand doctrinaire monsieur le président», a argumenté l’accusateur, avant d’ ajouter que, toutes les parties peuvent, séance tenante, déposées les pièces, y compris le ministère public en tant que partie au procès.
« L’instruction préparatoire n’a jamais été complète. Voilà pourquoi, nous sollicitons la recomparution de Nakaosa pour venir vous éclairer monsieur le président », a conclu le ministère public. Cette cause a été renvoyée au mois prochain pour la plaidoirie des parties. ACP/C.L.

