RDC: mise en place des mécanismes de collaboration pour l’amélioration des droits humains

Kinshasa, 1 octobre 2026 (ACP).-Des mécanismes de collaboration pour améliorer les droits humains en République démocratique du Congo (RDC), ont été mis en place mercredi, lors d’une séance de travail à Kinshasa, capitale du pays, entre la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et le Parquet général près la Cour de cassation.

« Les échanges ont été fructueux. Nous avons mis en place certains mécanismes de collaboration pour nous permettre de répondre plus 

rapidement et plus efficacement aux attentes de notre population civile qui ont fait l’objet de nombreuses tracasseries ou arrestations pour des faits bénins », a déclaré Joëlle Mbamba, vice-présidente de la CNDH. 

Parmi les cas de violations des droits humains abordés, elle a notamment cité des arrestations arbitraires ou fantaisistes, des dossiers 

qui ne sont pas « vraiment » des infractions, mais pour lesquelles on met en état d’arrestation ou sous mandat d’arrêt provisoire. 

« Parce que, ces cas sont notamment à la base de la surpopulation carcérale. Que nous puissions voir à notre niveau comment est-ce qu’on peut gérer cela, surtout pour les cas bénins, comment on peut les traiter plus rapidement au lieu de déférer ces personnes rapidement dans des prisons sur toute l’étendue de la république », a-t-elle martelé. Au cours de ces échanges, la vice-présidente de la CNDH a porté à la connaissance du procureur les préoccupations de la société civile soulevées lors des concertations organisées dernièrement dans la capitale congolaise. « Plusieurs points débattus ont concerné le pouvoir judiciaire.

C’est pour cette raison que nous avons tenu à rencontrer l’organe de la loi, ici représenté par le procureur général près la Cour de cassation, pour améliorer la collaboration et répondre aux attentes de la population  », a-t-elle précisé. 

D’autres questions portant sur les arrestations arbitraires, la surpopulation carcérale, les défenseurs des droits humains (DDH), les acteurs politiques arrêtés, des avocats et des médecins qui ont été de fois victimes de tracasseries, ainsi que les droits des femmes et enfants, 

notamment en matière de violences basées sur le genre et de mariages forcés, ont été mis à la table des échanges. ACP/ K.

Fil d'actualités

Sur le même sujet