Kinshasa, 05 août 2025 (ACP).- L’opinion nationale et internationale a été sensibilisée, mardi, au travail d’un établissement public de la République démocratique du Congo sur la reconnaissance du génocide congolais (Genocost), en marge de la commémoration de cet événement samedi 02 août à Kinshasa, capitale du pays.
«Face à cette hypocrisie des États africains et à l’inaction de la communauté internationale, il est impératif de créer un espace de dialogue de mémoire et de plaidoyer afin de faire reconnaître ces atrocités, d’en exiger justice et d’engager ces processus de réparation pour les victimes, réalisé notamment par le Fonds des réparations des victimes des conflits des violences sexuelles (Fonarev)», a déclaré François Kakese, coordonnateur de la Commission inter institutionnelle d’aide aux victimes et de soutien aux réformes (CIA-VAR), dans son allocution.
«L’objectif est de sensibiliser la communauté internationale, les organisations de défense des droits de l’homme, les décideurs politiques et le grand public à la réalité du génocide congolais. Les informer sur l’ampleur et la nature des crimes et atrocités commises en RDC, en mettant en lumière les éléments constitutifs du crime de génocide selon le droit international», a-t-il ajouté.
François Kakese a, par ailleurs, loué la détermination et les efforts du Président de la République Félix Tshisekedi de porter haut sa voix sur le Genocost, avant d’en appeler à une réappropriation par tous les fils et filles du pays partout où ils se retrouvent, de parler sur ce génocide congolais à tous les niveaux.
Il était question au cours de cet événement, de présenter des preuves, des témoignages et des analyses juridiques pour soutenir la demande de reconnaissance officielle, mobiliser un soutien accru pour les victimes et promouvoir des actions concrètes en vue de mettre fin à l’immunité des poursuites par les instances nationales et internationales, notamment le Parlement, le Senat, les organisations régionales, les Nations Unies et leurs États membres, ainsi que les institutions régionales et internationales.
Les avocats issus des différentes zones géographiques à savoir; les trois sites du territoire de Mwenga, axe Maniema, Kalima, Tingi tingi ainsi que Uvira, Katogota et Makobola ont visualisé des images démontrant l’ampleur des atrocités, avec une analyse détaillée des données issues des investigations de la direction des études du Fonarev, couvrant les 10 provinces documentées, a soutenu le coordonnateur François Kakese.
Par ailleurs, la qualification juridique et la matérialisation de l’intention génocidaire dans la stratégie des massacres de Kasika, Makobola, Mwenga, Katogota, Tingi tingi et Kalima ont été également évoqué par des experts en la matière.
Notons que la CIA-VAR est une commission interinstitutionnelle placée sous l’autorité du Président de la République, qui a pour mission principale de proposer des réformes au gouvernement en matière de réparation et de garantie de non-répétition dans le cadre de la justice transitionnelle. ACP/ODM

