Kinshasa, 27 juillet 2025 (ACP).- un acteur de la justice a appelé, dimanche, les fils et filles de la République démocratique du Congo (RDC) à s’approprier le génocide congolais (Genocost), à l’issue d’un forum d’échange de l’élite africaine face aux défis transversaux communs organisé à Kinshasa par le Réseau africain souverain.
« Je lance ce vibrant appel à tous les congolais sans distinction de tribus, de la majorité au pouvoir, du centre ou de l’opposition, jeunes et vieux toutes tendances confondues à s’approprier le » Genocost « , génocide ou les massacres sans modération de nos frères et sœurs tombés pour dire plus jamais ça sur le sol congolais », a déclaré Me Tony Ntambu-Ndambu, responsable accès à la justice au Fonds national pour la réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (Fonarev).
Il a indiqué que le « Genocost », est une combinaison des mots geno – cost, qui signifie génocide pour des gains économique, c’est-à-dire génocide et coût expliquant la nature économique du génocide en RDC, ajoutant qu’il a fait cet appel en prélude de la commémoration de ces crimes le 2 août prochain sur le site qui sera indiqué par le gouvernement pour que chaque congolais puisse vraiment s’approprier cette date en mémoire de dix (10) à treize (13) millions de Congolais tués en raison d’exploitation brutales des ressources naturelles du pays.
Selon lui, son établissement procède à l’identification des victimes, tout en les aidant à avoir accès à la justice, avant de les accompagner pour être indemnisées et à recouvrir les dommages et intérêts leur alloués.
Il a, par ailleurs, soutenu que la mission de cet établissement public chargé des réparations des victimes des violences sexuelles liées aux conflits s’étend sur l’ensemble du territoire national, d’autant plus que, c’est ne pas seulement l’Est de la RDC qui est touché par ces atrocités commises par l’ennemi du pays, avant de poursuivre que les provinces comme Kongo Central, de l’espace Grand Kasaï, de l’espace Grand Katanga et bien d’autres sont plongées dans la même situation que les congolais de l’Est.
Les violences dans l’Est affectent l’économie nationale
Par ailleurs, les violences dans l’Est de la RDC ont un impact dévastateur sur l’économie du pays, a-t-il dit, affirmant qu’il exacerbe la pauvreté, l’insécurité alimentaire et l’instabilité économique.
« Les conflits perturbent les chaînes d’approvisionnement, entraînent des déplacements massifs de la population et entravent l’accès à l’économie et aux soins de santé, compromettant ainsi le développement durable », a renchéri Me Tony Ntambu.
De plus, l’exploitation illégale des ressources naturelles comme de minerais par les groupes armés prive l’État de revenus importants et alimente davantage les conflits pour leur intérêt égoïste, a-t-il dit, ajoutant que les conflits perturbent également les activités économiques, entravent la production agricole, les commerces et l’exploitation minière des secteurs clés de l’économie nationale.
Me Tony Ntambu, a loué par la suite, la tenue récemment à Kinshasa, de la table ronde permettant l’acquisition d’un argumentaire de reconnaissance du génocide congolais, tout en rassurant les victimes qu’ils ne seront jamais seules.
ACP/C.L.

