Kinshasa, 27 septembre 2025 (ACP).- Un défenseur des droits humains (DDH) a invité, samedi, ses collègues à se faire identifier et enregistrer auprès de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), qui a lancé dernièrement cette opération en République démocratique du Congo (RDC), lors d’un entretien avec l’ACP à Kinshasa.
« L’opération d’identification et d’enregistrement des DDH constitue une avancée significative pour la démocratie congolaise, car un État de droit repose sur le respect mutuel entre gouvernants et gouvernés. C’est pourquoi nous appelons solennellement nos collègues défenseurs des droits humains à soutenir et à rejoindre cette initiative. Ensemble, nous pouvons en faire un levier collectif pour bâtir une société plus juste, équitable et respectueuse des droits fondamentaux », a déclaré André Yolo Ngandandjo, président de la Ligue internationale de formation en droits humains et assistance aux vulnérables (LIFDHAV).
C’est le 25 septembre dernier que le DDH André Yolo a procédé à son inscription officielle auprès de la CNDH, soutenant qu’il ne s’agit pas d’un acte considéré comme un simple formalisme administratif, mais une reconnaissance légale qui consacre son statut du DDH.
« Il nous place sous la protection de la loi qui régit la CNDH », a-t-il martelé.
Il a, par ailleurs, apporté un éclairage sur certaines rumeurs qui circulent relevant que l’opération d’identification et d’enregistrement des DDH va entraver le travail de ces activistes, demandant à la CNDH de suspendre ladite opération.
« Cette inscription poursuit plusieurs objectifs essentiels: être identifiés et reconnus officiellement comme DDH en RDC, bénéficier de la protection de la loi afin de sécuriser nos activités et prévenir toute intimidation, et consolider notre statut d’acteurs de la société civile en inscrivant nos actions dans le cadre légal et institutionnel, gage d’un véritable État de droit », a-t-il expliqué.
Et de conclure : « Loin des rumeurs et des spéculations, l’inscription du 25 septembre à la CNDH est une démarche légale, transparente et porteuse d’espoir. Elle symbolise notre volonté d’ancrer la défense des droits humains dans le cadre institutionnel et de contribuer à l’édification d’un véritable État de droit en République Démocratique du Congo ». ACP/UKB

