RDC : un soutien aux chambres mixtes spécialisées pour juger des crimes de guerre

Kinshasa, 07 juillet 2025 (ACP).- L’établissement des chambres mixtes spécialisées pour la République démocratique du Congo (RDC)  pour juger les auteurs des crimes, a été soutenu par les victimes « survivantes » des violations des droits national et international, à travers les plateformes de la société civile, selon leur communiqué consulté lundi par l’ACP.


« Les plateformes de la société civile, l’Association congolaise pour l’accès à la Justice (Acaj), le comité de crise de la société civile et la coalition nationale pour la CPI (Cour pénale internationale) soutiennent l’établissement des chambres mixtes spécialisées pour la RDC, comme proposé dans le Rapport Mapping des Nations Unies de 2010, ainsi que tous les autres rapports ultérieurs des experts onusiens », a-t-on lu.

Elles ont aussi exhorté  la communauté internationale, en particulier les Nations Unies, l’Union africaine, l’Union européenne et les pays partenaires de la RDC à appuyer la mise en œuvre de mécanismes de justice transitionnelle crédible et dirigés vers les victimes et  à se mettre d’accord sur les mécanismes d’exercice de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) sur le crime d’agression, de sorte à permettre à cette juridiction internationale de poursuivre les responsables présumés de l’État rwandais.

Mais les victimes, à travers ce communiqué des plateformes de la société civile, ont rappelé à la même communauté internationale, au Président de la République, au gouvernement, à travers sa Cheffe, la Première ministre, que depuis plus de trois décennies la RDC est le théâtre de conflits meurtriers en violation des droits national et international.

Une situation, selon elles, qui a entraîné des violences massives systématiques de tout genre, notamment des millions de morts, des viols, des enlèvements, des incendies des villages, les incursions d’enrôlement forcé d’enfants, des déplacés forcés et des réfugiés, des déportations, des destructions méchantes des patrimoines de l’humanité et des propriétés privées, des installations irrégulières des populations étrangères dans des villages abandonnés, les pillages systématiques des ressources naturelles, etc.

Elles ont déploré, en outre, que leur agenda est marginalisé et parfois ignoré lors des processus politiques, institutionnels et diplomatiques, alors que nombreux parmi les auteurs présumés des actes atroces qu’ils ont subis sont récompensés à travers des mécanismes de dialogue politique, d’amnistie ou d’intégration dans des institutions nationales et des forces de sécurité.ACP/JF

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