Kinshasa, 28 juillet 2025 (ACP).- Un appel à la justice réparatrice a été lancé lundi par une ONG pour les quarante (40) chrétiens catholiques massacrés dimanche 27 juillet 2025 par des djihadistes du groupe ADF, à Komanda en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), au cours d’un entretien.
« C’est avec tristesse que nous avons appris le massacre de nos compatriotes à Komanda (Bunia) pendant qu’ils étaient en veillée de prière. Ce n’est pas le premier massacre dans cette partie de notre pays par les terroristes Adf.
Ce que nous exigeons c’est simplement la justice nationale et internationale pour ces crimes odieux », a déclaré Janvier Mahamba, secrétaire exécutif de l’ONG Vision pour l’émergence locale.
« Ces événements tristes peuvent être qualifiés comme des crimes graves visant des communautés civiles de façon planifiée et systématique. Ce qui choque aussi c’est presque le silence complice des institutions judiciaires internationales. Le massacre de Komanda empêche aussi la cicatrisation des plaies congolaises dues aux nombreux victimes de massacre et guerre », a-t-il ajouté.
Pour rappel, 40 fidèles d’une paroisse catholique en veillée de prière, ont été massacrés dimanche à Komanda en Ituri par des djihadistes du groupe ADF, selon un communiqué des Forces armées de la RDC.
Ces fidèles catholiques en prière pour une célébration liturgique programmée sont tombés victimes des terroristes les accusant de « chrétiens en croisades ».
Dans cette paroisse catholique, il était question de célébrer le centenaire d’une congrégation.
Des images insoutenables ont été partagées toute la journée dominicale dans les réseaux sociaux montrant des corps avec des traces de blessure à la machette alors que d’autres ont été tués par balles.
Initialement actifs dans la région de Beni, toujours dans le nord-est du pays, à la frontière avec l’Ouganda, les ADF ont fui plus au nord, en Ituri, devant les actions militaires conjointes de choc menées par les armées congolaise (FARDC) et ougandaise(UPDF).
Ces djihadistes, terroristes d’origine ougandaise, tuent les civils, en représailles, après avoir été délogés par ces opérations dans cette province congolaise sous état de siège.
ACP/C.L.

