Sud-Kivu: condamnation de l’enlèvement d’un défenseur des droits humains à Kalehe

Kinshasa, 10 avril 2026 (ACP).- L’enlèvement d’un défenseur des droits humains (DDH) à Kalehe, territoire du Sud-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) a été condamné par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-RDC), dans son communiqué parvenu, vendredi, à l’ACP.

«La CNDH-RDC exprime sa profonde préoccupation et condamne avec la plus grande fermeté l’enlèvement de M. Daniel Kaheza Mushonga, défenseur des droits humains (DDH) et président de la société civile forces vives, noyau du groupement Mbinga-Nord, dans le territoire de Kalehe, province du Sud-Kivu», a-t-on lu dans ce communiqué signé par Paul Nsapu, président de cette institution d’appui à la démocratique.

Selon les informations crédibles reçues par la CNDH-RDC, relevées dans le communiqué, l’enlèvement de M. Daniel Kaheza est intervenu le 07 avril 2026 au centre commercial de Nyabibwe.

Concordantes, cet acte d’enlèvement est attribué à des éléments du M23-AFC, qui sont toujours soutenus par les Forces de défense du Rwanda (RDF).

«À ce jour, aucune information officielle n’a été communiquée quant au lieu de détention de la victime ni aux motifs de cet enlèvement, ce qui constitueune violation grave et flagrante des droits fondamentaux garantis par la Constitution de la RDC, notamment le droit à la liberté et à la sécurité de la personne, ainsi que par les instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs à la protection des droits humains», a martelé la CNDH-RDC dans ledit communiqué.

La CNDH a rappelé, qu’en vertu de la loi n°23/027 du 15 juin 2023 relative à la protection et à la responsabilité des DDH en RDC, l’État a l’obligation de garantir, en toutes circonstances, la protection, la sécurité ainsi que l’intégrité physique et morale de tous les défenseurs des droits humains.

C’est ainsi qu’elle a exigé la libération immédiate et sans condition de M. Daniel Igheza Mushonga; a demandé l’implication de la Communauté internationale de prendre toutes les mesures urgentes et appropriées afin de garantir sa sécurité et son intégrité physique et a appelé à la protection effective de la famille de la victime ainsi que de l’ensemble des DDH contre toute forme de menace, d’intimidation ou de représailles.

La CNDH-RDC a, à cet effet, condamné les agissements des groupes armés, en particulier ceux attribués aux éléments du M23-AFC, soutenus par l’armée rwandaise, qui contribuent à la détérioration continue de la situation des droits humains dans l’Est de la RDC.

Enfin, la CNDH-RDC a réaffirmé son engagement indéfectible à promouvoir et à défendre les droits des défenseurs des droits humains sur toute l’étendue du territoire national. ACP/ODM

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