Kinshasa, 09 août 2025 (ACP).- La loi portant protection des peuples autochtones a été vulgarisée notamment à Yahuma, province de la Tshopo, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC), en vue de permettre aux habitants de ce coin de bien défense leurs droits, a-t-on appris samedi de source associative.
« Parmi les activités réalisées pour défendre les droits des peuples autochtones pygmées et leur protection, nous avons organisé la vulgarisation de la loi en cette matière dans les villages de Yahuma, Yalonde, et Bokala, face aux exploitants forestiers à l’instar de la société Bomongril », a déclaré Jean Robert Bowela Banatoli, coordonnateur de l’organisation Initiative pour la gestion durable de l’environnement
La vulgarisation de la loi portant protection des peuples autochtones, dans ces villages de la Tshopo, est consécutive aux déficits dans la mise en œuvre des clauses sociales, aux arrestations de peuples autochtones par la société forestière Bomongril. Le coordonnateur de l’Initiative pour la gestion durable de l’environnement est surtout descendu sur le terrain pour recueillir des informations.
Pour M. Jean Robert Bowela, plusieurs cas relèvent du non- respect des clauses notamment en ce qui concernent les conflits de limites, la mort d’hommes, la détention des autochtones dans la prison de Kisangani, ainsi que tant d’autres clauses sociales.
Pour se faire, il a dit avoir initié, dans son plan d’actions, trois (3) programmes notamment cette vulgarisation de la loi portant protection et promotion des peuples autochtones pygmées, le suivi du protocole d’accord ou clauses sociales entre les communautés et la société forestière Bomongril, et projette la tenue d’un forum multi acteurs au niveau du territoire de Yahuma, dont il est en train de chercher des partenaires d’appui. Il est prévu que les différentes parties prenantes puissent part à ces travaux, pour de trouver des solutions idoines à toutes ces préoccupations dans ces villages.
Il a conclu qu’il y a nécessité d’organiser des pourparlers interterritoriaux à Yahuma, surtout qu’on sait que de l’état des routes dans cette partie du pays est délabré, et les conditions de vie des populations demeurent précaires. ACP/C.L.

