Kinshasa, 21 avril 2026, (ACP).– Le magistrat du parquet a demandé mardi, au tribunal de paix de N’djili, dans l’est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC) d’effectuer une descente à l’Office congolais de contrôle (OCC) et à l’état civil pour vérifier l’authenticité d’un acte de mariage attaqué en faux, lors d’une audience.
«Je demandé au tribunal de faire une descente au bureau de l’état civil de Masina et à l’OCC pour vérifier si réellement Mme Grâce Pembe se trouve dans la liste des veuves des agents de l’OCC. Il n’y a rien pour rien, l’avocat de Mme Pembe a dit que cette dernière reçoit tous les avantages de veuves des agents de l’OCC. Pour besoin d’instruction complémentaire, qu’il plaise à votre tribunal d’effectuer une descente à l’OCC pour vérifier si M. Mualala Lufumuena avait déclaré cette dame comme sa femme, ceci pourra encore éclairer la religion de votre tribunal », a déclaré le magistrat du parquet dans son avis.
Pour sa part, Me Léon Otshudi, avocat de M. Mualala a demandé l’annulation de cet acte de mariage fabriqué de toute pièce
« Nous sommes venus attaquer l’acte de mariage que Mme Pembe avait établi après le décès de M. Mualala, ce n’était qu’un concubinage, elle ne s’était jamais marié avec M. Mualala, elle cherche par tous les moyens à avoir une part à la succession de ce dernier. Votre tribunal va annuler cet acte de mariage établi en faux, avant de déclarer Mme Pembe exclue de la succession de M. Mualala et ça sera justice », a renchéri Me Otshudi.
En réplique, Me Michel Omandje, avocat de Mme Pembe a soutenu que sa cliente avait fait le mariage coutumier avec feu Mualala et qu’il restait l’enregistrement dudit mariage devant l’état civil
« Le mariage entre feu Mualala et Mme Pembe était célébré en famille et la dot avait été versée. Il ne restait resté que l’enregistrement devant l’état civil, c’est pour cette raison que nous avions introduit une requête en enregistrement d’un mariage tardif qui est une procédure reconnue en droit congolais. C’est en vertu d’une ordonnance du tribunal de grande instance que nous avions enregistré ce mariage devant l’état civil, je signale au tribunal que Mme Pembe reçoit tous les avantages de veuves à l’OCC là où son défunt mari travaillait jusqu’à ces jours », a martelé Me Omandje.
Le tribunal a décidé d’effectuer une descente sur terrain en commençant par le bureau de l’état civil de la commune de Masina, ensuite à l’OCC pour une vérification enfin de compléter son instruction.
ACP/ODM

