Bruxelles, 7 novembre 2025 (ACP).– Quatre jeunes hommes originaires de la République démocratique du Congo, suspectés d’avoir tué, en novembre 2022, un compatriote en présence de ses enfants pour un différend financier, dans la ville de Mons en Belgique, ont été déférés devant la cour d’assises du Hainaut, selon le site web de la radiotélévision francophone belge (RTBF).
« Le procès de quatre jeunes hommes s’est ouvert le lundi 3 novembre devant la cour d’assises du Hainaut, à Mons. Ils sont accusés comme auteurs ou coauteurs d’extorsion et d’homicide volontaire sur Meschac Ebubu Nzale, 25 ans, poignardé à mort dans son appartement de la rue Verte, en novembre 2022 », a indiqué jeudi la chaîne publique.
Le jeune père de famille a succombé à une hémorragie « massive » après avoir été frappé à plusieurs reprises, dont un coup de couteau fatal à la cuisse, qui a en partie sectionné son artère fémorale, précise la source. La victime est morte chez elle, où se trouvaient ses deux enfants en bas âge, qui ont – à minima – tout entendu.
Selon l’enquête, cette expédition nocturne serait née d’un différend financier sur fond de trafic de drogue et d’escroquerie à la carte bancaire. Les accusés, venus récupérer de l’argent, auraient fait irruption chez Meschac Ebubu en pleine nuit. Une violente altercation s’en serait suivie, avant que le groupe ne prenne la fuite, emportant une sacoche contenant du cannabis et une somme d’argent non déterminée.
Sur le banc des accusés : John Pungu, 26 ans et Yorick Yongo Kinyamba Lokole, 29 ans, tous deux de Mons, ainsi que Logan Diasilua Mbumoyi, 27 ans, de Marcinelle, et Michel Bolumbu, de Couillet, deux municipalités proches de Mons. Ils se sont longtemps rejetés la responsabilité du meurtre, mais au cours de l’enquête, John Pungu aurait finalement admis avoir porté le coup de couteau mortel. Déjà détenu, il est également poursuivi pour avoir menacé la directrice de la prison de Tournai. Le procès doit durer deux semaines.
ACP/C.L.

