Kinshasa, 13 juillet 2026 (ACP).- Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a adopté le projet de partenariat public-privé (PPP) pour la réhabilitation de la partie congolaise du corridor de Lobito, selon le Compte rendu du 94ème Conseil des ministres, consulté lundi par l’ACP.
« Le vice-Premier ministre, ministre de Transports, voies de communication et des désenclavements, a présenté au Conseil pour examen et adoption, le dossier relatif au partenariat public-privé avec la société Mota Angel S.A. portant sur la ligne ferroviaire d’Ilebo-Kolwezi-Lubumbashi-Sakanya, la composante congolaise du corridor de Lobito », a- t-on lu du document.
Selon la source, ce projet prévoit la réhabilitation complète de cette ligne ferroviaire ainsi que le développement de tout un écosystème à fort impact économique, financier, social et géostratégique autour de ce corridor.
Pour le gouvernement congolais, le corridor de Lobito est un projet majeur de réseau ferroviaire et logistique reliant le port de Lobito en Angola aux centres miniers de la RDC et de la Zambie. Il vise à réduire drastiquement le temps de transport pour l’exportation des minerais stratégiques (cuivre, cobalt) vers l’Europe et les États-Unis
Adoption du projet de campagne agricole 2026- 2027
Par ailleurs, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi, a soumis au Conseil trois dossiers pour examen et approbation. Le premier dossier concerne les termes des références pour l’organisation de la campagne agricole saison A 2026-2027 hémisphère sud et saison B-2026-2027 hémisphère nord.
« Cette campagne a pour objectif général la poursuite du processus pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire par la relance de la production des principaux aliments de base, essentiellement le maïs et le riz, et ainsi réduire les importations des denrées de première nécessité qui sont les grandes consommatrices des délices », a expliqué le ministre.
D’après le ministre, ce programme prévoit la poursuite et la sensibilisation des forces vives impliquées dans le secteur agricole sur la nouvelle vision, la distribution des semences, engrais, tracteurs et autres intrants sur l’ensemble du pays en vue de l’amélioration et la population des principales cultures vivrières, pérennes, maraîchères et en conséquence du vécu quotidien de population, l’accompagnement technique des producteurs sur terrain.
Le deuxième dossier présenté a porté sur la demande d’examen d’une participation financière du gouvernement aux études des faisabilités de huit projets structurants du secteur agricole.
« Il s’agit de projets agricoles structurants à fort potentiel, dans l’irrigation, la production agricole, la transformation agro-industrielle et la structuration des bassins de production », a précisé le ministre.
Il a insisté sur le fait que les études des faisabilités complètes sont indispensables pour établir la viabilité technique, économique, financière, environnementale, sociale et institutionnelle de chacun de ces projets avant toute décision d’investissement et de mobilisation des fonds. Cette démarche permettra au gouvernement de disposer d’un portefeuille cohérent des projets agricoles bancables, susceptibles d’être soumis aux partenaires techniques et financiers dans les meilleures conditions.
En outre, le troisième dossier porté par le ministère, concerne la relance des activités semencières de centres d’amélioration, d’adaptation et de production des semences agricoles dans le pays.
« C’est une réforme structurante, du système semencier congolais assurant l’adaptation, la production, les contrôles de qualité, le stockage et la diffusion des semences améliorées », a-t-il expliqué, ajoutant que ces centres devront constituer les leviers essentiels de la transformation de l’agriculture congolaise.
Compte tenu de l’évolution technologique et la nécessité d’intégrer les approches innovantes en production semencière, un renforcement du capital humain à travers un coaching pratique et continu est prévu plutôt que des formations ponctuelles.
La synergie des parties prenantes permettra de renforcer durablement la souveraineté alimentaire, la résilience de producteurs et le développement économique et social du pays.
« Pour l’ensemble de ces dossiers, le ministre de l’Etat, ministre de l’Agriculture et de Sécurité Alimentaire a sollicité et obtenu l’accompagnement du gouvernement », a conclu le document.
ACP/ N/ M

