Kinshasa, 30 juillet 2025 (ACP).- Le développement des zones rurales, l’entrepreneuriat locale et la sécurité du transport fluvial ont été au centre d’un atelier d’échanges mercredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC) pour répondre aux défis structurels des zones enclavées en général et dans la région du Grand Equateur en particulier.
« Cet atelier d’échanges est consacré aux enjeux fondamentaux de notre pays notamment le développement des zones rurales, l’entrepreneuriat local et la sécurité de transport fluvial, en particulier, dans la région du Grand Équateur précisément autour des baleinières +Ibora+» a déclaré Hornela Mumbela, promotrice de « Équateur Magazine » .« Notre pays, la République démocratique du Congo, regorge des ressources naturelles humaines exceptionnelles, pourtant cette recherche reste trop souvent inaccessible aux populations rurales, en particulier celles de régions enclavées dans le Grand Équateur, la Baleinière Ibora en est un exemple » a-t-elle ajouté. Mme Mumbela, également initiatrice de cet atelier, a indiqué qu’au-delà des simples embarcations, les baleinières représentent un pilier économique et social essentiel. Selon elle, elles transportent les familles, les produits agricoles mais elles sont aussi devenues synonymes de drames surchargés par manque de réglementation et absence de dispositifs.
Elle a insisté sur le bien- fondé de cette journée d’échanges en mettant un accent sur la multiplicité des ressources dont dispose la République démocratique du Congo et particulièrement le grand Équateur dans son ensemble. Pour sa part, M. Jean Félix Mayambi, coordonnateur du Regroupement national des entrepreneurs pour l’émergence du Congo a souligné la nécessité pour les entrepreneurs de bénéficier d’un accompagnement dans la formation et la facilitation en vue de l’obtention des documents commerciaux, des subventions, des crédits et marchés. « Nous accompagnons les entrepreneurs à travers un encadrement dans tous les secteurs d’activités économiques. Il est important de favoriser les secteurs privés en œuvrant dans les transports fluviaux » a-t-il précisé. Il sied de rappeler que cet atelier sur le transport fluvial poursuit 4 grands objectifs entre autres : identifier des solutions concrètes pour sécuriser les baleinières Ibora, encourager l’entrepreneuriat local dans les zones rurales, valoriser les richesses naturelles, culturelles et humaines du Grand Équateur et enfin renforcer les synergies entre institutions, partenaires et communautés. Il vise donc à répondre aux défis structurels de la RDC, notamment dans ses zones enclavées où le fleuve est vital, mais mal sécurisé. ACP/

