Mbandaka, 04 novembre 2026 (ACP).- La pisciculture a été présentée comme une alternative permettant de préserver les espèces de poissons, de favoriser leur multiplication et de renforcer leur disponibilité sur les marchés, mercredi à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Équateur (Nord-ouest de la République démocratique du Congo), lors d’un entretien accordé à l’ACP.
« Nous élevons différentes espèces de poissons dans des étangs, à partir des alevins que nous achetons, notamment les cirilles, les tilapias, les capitaines et les lamaires. Notre espèce préférée reste le lamaire », a expliqué Alpha Bofunda, pisciculteur à Mbandaka.
Il a également fait état de plusieurs difficultés auxquelles cette activité est confrontée, notamment le vol nocturne des poissons par des personnes non identifiées.
Selon lui, cette situation constitue un obstacle au développement de son élevage et occasionne des pertes susceptibles de décourager les pisciculteurs. Le pisciculteur a réitéré son intérêt pour le lamaire, en raison de sa capacité de reproduction, estimée à 8 000 alevins en six mois.
La pisciculture, qui consiste à élever des poissons dans des étangs aménagés, constitue une alternative à la pêche traditionnelle. Elle contribue notamment à accroître la disponibilité des produits halieutiques, à réduire la pression sur les ressources aquatiques naturelles et à renforcer la sécurité alimentaire des populations.
Dans la province de l’Équateur, où le poisson occupe une place importante dans l’alimentation des ménages, le développement de cette activité pourrait également favoriser la création d’emplois, l’amélioration des revenus des pisciculteurs ainsi que l’approvisionnement régulier des marchés locaux en produits halieutiques. ACP/Mil/Bot

