Haut-Katanga : l’application  du Smig exigée par les agents d’une entreprise minière

Lubumbashi, 25 septembre 2026 (ACP).- L’application du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), a été exigée vendredi, par les agents d’une entreprise minière basée à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, dans le Sud-Est de la République démocratique du Congo(RDC), lors du dépôt d’un mémorandum adressé au Président de l’Assemblée provinciale de cette entité.

« Nous exigeons l’application du Smig, deuxième palier, avec effet rétroactif de cinq mois, à la paie du mois de juin », a déclaré Patrick Kabwebu, représentant des travailleurs de Ruashi Mining.

Selon lui, les agents ont sollicité l’implication de l’organe délibérant afin que le Smig soit effectivement appliqué, indépendamment de la majoration de la rémunération, car, selon eux, le Smig est supérieur au salaire de base.

De son côté, Michel Kabwe, président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, a promis d’inviter une nouvelle fois le directeur général, le banc syndical ainsi qu’une délégation des agents de cette entreprise minière afin de clarifier ce dossier qu’il pensait déjà traiter.

« Nous avions parlé avec l’employeur qui ne voulait pas majorer le salaire, même de 1%, mais nous sommes allés jusqu’à 7% et nous lui avons demandé d’ajouter d’abord 5%. Il nous avait confirmé qu’il paierait avec cet ajout aux mois de juin et de juillet », a rappelé M. Kabwe.

Par ailleurs, le président de l’Assemblée provinciale a reçu une délégation de travailleurs de Chemaf, une société minière spécialisée dans la production et l’exportation de cuivre et de cobalt, récemment retraités dont les décomptes finaux auraient été mal calculés.

Ces derniers, ayant presté pendant 20 ans, ont plaidé pour qu’ils soient traités conformément aux dispositions du code du travail.

ACP/Kab/MUD

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