Haut-Katanga : plaidoyer pour l’installation d’ateliers communautaires pour la formation professionnelle des jeunes artisans

Lubumbashi, 23 janvier 2026 (ACP).- Un plaidoyer a été mené vendredi, à Lubumbashi, province du Haut-Katanga dans le sud-est de la République démocratique du Congo, par un jeune artisan pour l’installation d’ateliers communautaires essentiels à la formation des jeunes artisans dans le domaine de la menuiserie, lors d’un entretien avec l’ACP.
« Nous plaidons pour l’installation d’ateliers communautaires pour la formation professionnelle des jeunes artisans afin de lutter contre le chômage, la délinquance juvénile et la précarité sociale « , a déclaré Pascal Mukendi, jeune artisan dans le domaine de la menuiserie.

Selon lui, cette initiative vise à offrir une alternative concrète aux milliers de jeunes désœuvrés et enfants en situation de rupture familiale et au banditisme observé dans les villes de la province du Haut-Katanga.

Pascal Mukendi a aussi préconisé l’octroi des microcrédits comme appui à ces ateliers communautaires afin qu’ils jouent leur rôle dans la formation professionnelle des jeunes artisans, a-t-il soutenu.

Une alternative à la prison : Former plutôt que punir

Pascal Mukendi, menuisier depuis plus de 20 ans a, au cours de cet entretien, estimé que la formation professionnelle des jeunes est une alternative à la prison où l’Etat gagnerait à privilégier leur réinsertion socio-professionnelle à travers des ateliers d’apprentissage des métiers manuels.

 » Certains enfants, au lieu de les envoyer en prison, il est plus avantageux de les insérer dans des ateliers communautaires pour apprendre un métier et reconstruire leur avenir. Un enfant de la rue n’a pas d’abord besoin d’être incarcéré mais d’une opportunité. Les ateliers communautaires peuvent leur apprendre la menuiserie, la couture, la mécanique, la savonnerie, la cordonnerie ou encore l’ébénisterie« , a-t-il indiqué.

Pour lui, cette approche permettrait non seulement de réduire la criminalité juvénile, mais aussi de transformer ces jeunes en acteurs économiques utiles à la société par une formation technique qualifiante; un encadrement moral et civique; une occupation productive et une perspective d’autonomie financière, a-t-il conclu.

Artisanat levier important pour stimuler l’économie locale

Au-delà de l’aspect social, les ateliers communautaires sont également perçus comme un levier de développement économique local dans une province réputée minière et commerciale, a fait savoir Pascal Mukendi.

« La structuration des ateliers communautaires pourrait transformer l’artisanat en véritable moteur économique local, capable d’absorber une partie du chômage des jeunes. Le développement ne repose pas uniquement sur les mines. L’artisanat peut devenir une seconde force économique pour la province « , a-t-il renchéri. ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet