Faradje, 13 novembre 2025 (ACP).-Une hausse de prix des produits de première nécessité sur le marché local de Faradje, un territoire de la province du Haut-Uélé dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a été dénoncée, jeudi par la société civile locale.
« Aujourd’hui, une barre de savon qui se vendait à 3.000 Fc coûte maintenant 5.000 Fc. Un bidon d’huile, qui était à 30. 000 Fc est passé à 70 000 Fc. Le prix d’une bière a grimpé de 3000 Fc à 9000 Fc… », a déclaré Jean-Claude Malitano, coordonnateur de la société civile force vive du territoire de Faradje.
Selon la source, cette hausse de prix est la conséquence de l’impraticabilité des routes qui servent d’approvisionner le territoire en biens manufacturés, en provenance d’Ariwara (province de l’Ituri) ; de l’Ouganda ; du Soudan du sud et de Watsa. « Nous avons évalué la route Kitambala-Sesenge qui est devenue impraticable. Concernant la RN26, le tronçon Faradje-Aba-Soudan du Sud, aucune avancée n’a été constatée depuis un an, alors que les travaux étaient censés durer trois mois. Il en va de même pour l’axe Faradje-Dungu, récemment réhabilité par l’entreprise IOB, qui est déjà en mauvais état après seulement trois mois. Le trajet Durba-Faradje est désormais un véritable calvaire », a-t-il ajouté, appelant à une intervention urgente du gouvernement provincial et national pour répondre aux besoins pressants de la population, qui en souffre.
Cet acteur de la société civile plaide également pour la réhabilitation du pont Nzoro, reliant le territoire de Faradje à Watsa, qui s’est effondré, il y a plus d’un an, et dont les travaux n’ont pas progressé jusqu’à présent. Il sied de noter que le gouvernement provincial du Haut-Uélé, sous la direction du gouverneur Jean Bakomito Gambu, déploie tous les efforts nécessaires pour améliorer les réseaux routiers dans l’ensemble de la province, avec le soutien du gouvernement central, conformément à la vision du Chef de l’État Félix Tshisekedi. ACP/

