Bunia, 30 mars 2026 (ACP).– Des cargaisons de pommes de terre importées de l’Ouganda et destinées à la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri (Nord-est de la République démocratique du Congo), sont arrivées en état de décomposition sur les marchés locaux de cette ville, entraînant d’importantes pertes financières pour les commerçantes, a constaté lundi l’ACP.
« Les pommes de terre que nous importons d’Ouganda arrivent fréquemment pourries en raison des difficultés de transport, ce qui nous occasionne d’énormes pertes », a déclaré Neema Kizay, commerçante.
Selon elle, la détérioration des marchandises survient tout au long du circuit d’acheminement, marqué par un long trajet combinant routes dégradées et traversées sur le lac Albert, souvent perturbées par des retards et des conditions logistiques précaires.
Mme Kizay a ainsi plaidé pour une intervention urgente du gouvernement, à travers les services de défense et de sécurité afin de restaurer la paix dans cette entité agricole stratégique.
Elle estime que le rétablissement de la sécurité à Djugu permettrait de relancer la production locale, de réduire les coûts liés aux importations, de limiter les pertes post-transport et d’assurer un approvisionnement régulier des marchés de Bunia en produits agricoles.
Les commerçantes se voient contraintes de s’approvisionner à l’étranger, notamment en Ouganda et parfois au Kenya, en raison de l’insécurité persistante dans le territoire de Djugu, autrefois reconnu comme un important bassin de production de pommes de terre. ACP/JF

