Kinshasa : baisse de 42,9 % du prix d’une botte d’amarante sur les marchés

Kinshasa, 21 juillet 2026 (ACP).- Le prix d’une botte moyenne d’amarante, communément appelée « bitekuteku », en provenance de la cité de Kimwenza, dans l’ouest de Kinshasa (capitale de la République démocratique du Congo), a connu une baisse de 42,9 %, passant de 35.000 FC à 20.000 FC sur les marchés, a constaté mardi l’ACP lors d’une mini-enquête.

« Le prix d’une botte moyenne d’amarante, communément appelée +bitekuteku+, est passé de 35.000 FC à 20.000 FC durant la période allant du 20 juin au 21 juillet 2026 », a déclaré Naomie Muimba, vendeuse de légumes au marché Matadi-Kibala, dans la commune de Mont-Ngafula.

Selon elle, ce produit, ainsi que d’autres denrées de grande consommation, ont connu une diminution des prix en raison de leur abondance sur le marché.

Il s’agit notamment d’une botte moyenne de pondu, communément appelée « Kongo », qui se vendait à 10.000 FC et se négocie aujourd’hui à 8.000 FC ; d’une botte de choux qui se négocie à 12.000 FC contre 18.000 FC auparavant ; ainsi que d’une botte de pointe noire, dont le prix est passé de 20.000 FC à 15.000 FC.

Elle a précisé qu’une botte de salade, qui se négociait à 30.000 FC auparavant, se vend aujourd’hui à 22.000 FC. Une botte de feuilles d’oseille, communément appelées « Ngayi-ngayi », qui coûtait 20.000 FC, se négocie aujourd’hui à 12.000 FC.

Elle a en outre indiqué qu’une botte de légumes appelés « Mikungu » se vend actuellement à 10.000 FC contre 12.000 FC précédemment. Une botte de feuilles de courge en provenance de Kimwenza-Gare, appelées « Mudibudibu », est passée de 10.000 FC à 8.000 FC, tandis qu’une botte de gombo est vendue à 5.000 FC contre 7.000 FC auparavant.

Hausse de certains légumes

Par ailleurs, Rose Meya, également vendeuse au marché Zigidan, dans la commune de Kinshasa, a fait savoir que certains légumes ont enregistré une hausse de prix en raison de leur rareté, liée au caractère saisonnier, à l’état de délabrement des routes de desserte agricole, mais aussi à la hausse du coût du transport.

Il s’agit notamment d’une botte de feuilles d’aubergine, communément appelées « bilolo », qui coûtait 12.000 FC et se négocie aujourd’hui à 15.000 FC ; d’une botte moyenne de feuilles de patates douces, communément appelées « matembele », qui se vendait à 18.000 FC et revient aujourd’hui à 25.000 FC ; d’une botte de fumbwa (Gnetum africanum), qui se négocie aujourd’hui à 18.000 FC contre 15.000 FC auparavant ; ainsi que d’une botte moyenne d’épinards, dont le prix est passé de 25.000 FC à 30.000 FC.

Stabilité de certains produits

De son côté, Gisèle Mabaya, vendeuse de légumes au marché de Matete, dans la commune portant le même nom, a indiqué que, durant la même période, certains produits sont restés stables en raison de leur abondance et de la saison.

Il s’agit notamment d’une botte moyenne de feuilles de manioc, communément appelées « Pondu caoutchouc », qui est restée stable sur les marchés, se vendant à 30.000 FC ; d’une botte de feuilles de basilic, appelées « Lumba-lumba », en provenance du site de Kinkole, dans l’est de Kinshasa, qui revient à 5.000 FC ; et enfin d’une botte de fougères, qui se négocie à 10.000 FC. ACP/K/N

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