Kinshasa, 23 mars 2026 (ACP).– Le prix d’un d’un (1) litre de carburant (essence), vendu par les intermédiaires communément appelés «Kadhafi», a connu une hausse de 33 % lundi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), passant de 3.000 FC à 4.000 FC, a constaté lundi l’ACP.
« Aujourd’hui, les vendeurs de carburant, communément appelés “Kadhafi”, ont augmenté le prix d’un (1) litre de carburant, qui est passé de 3.000 à 4 000 FC, soit 33 % ici à Kinshasa », a déclaré Chris Kombi, un chauffeur de moto.
Selon lui, cette hausse est due à la rareté du carburant dans les stations-service et au manque d’approvisionnement.
« Ces derniers jours, avant d’acheter du carburant, il faut au moins payer 3. 000 à 5. 000 FC aux pompistes à titre de motivation pour en avoir. Si vous ne payez pas, vous n’aurez pas de carburant », a-t-il ajouté, précisant qu’au niveau des stations-service, le prix n’a pas bougé, justifiant cette augmentation par l’exigence de la motivation de la part de pompistes avant de vendre le carburant.
« Les gens ont peut-être peur de la guerre qui se passe au Moyen-Orient entre l’Iran et Israël ; c’est pour cette raison qu’ils ne veulent pas faire de rupture de stock pour le fonctionnement de leurs stations », a dit M. Kombi.
Pour lui, le gouvernement congolais doit intervenir pour mettre de l’ordre, car, cela risque d’entraîner une augmentation des prix du transport.
«Certaines stations ont des approvisionnements, mais elles agissent ainsi pour leurs propres intérêts, afin que les gens leur paient avant d’obtenir le carburant », a martelé M. Kombi, concluant que : « Il y a plein de gens qui n’aiment pas l’avancement de ce pays, parce qu’ils veulent toujours faire souffrir leurs propres frères. Ce n’est pas un problème de gouvernement, mais de mauvais cœur du peuple congolais». ACP /JF

