Kinshasa, 31 janvier 2026 (ACP).- La fabrication de chaussures a été considérée, samedi, par un entrepreneur, comme un secteur économique majeur, générant un chiffre d’affaires colossal, lors d’une exposition à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a appris l’ACP des organisateurs.
« Sur le plan économique, la fabrication de chaussures est un secteur majeur qui génère un chiffre d’affaires colossal. Ce secteur connaît une croissance annuelle de 3 à 5 %, portée par l’urbanisation, l’évolution des modes et la montée de la classe moyenne », a déclaré Ir. Djuna Sambil, CEO de Mombongo Corporation.
Pour M. Sambil, ce secteur inclut la production industrielle et artisanale, avec une demande croissante pour la qualité, la durabilité et les produits personnalisés.
Selon lui, la fabrication de chaussures est bien structurée dans plusieurs pays notamment en Amérique et l’Europe où l’utilisation du numérique et la structuration en coopératives ou pôles industriels ont permis de transformer l’artisanat en une industrie rentable et une réputation internationale.
« Ces expériences internationales démontrent clairement que la cordonnerie orientée vers la fabrication industrielle, lorsqu’elle est bien organisée, peut devenir une activité rentable, structurée et respectée », a-t-il dit.
Pour l’expert, le marché africain et particulièrement congolais actuellement dominé par les importations, offres des importantes opportunités à la jeunesse locale. « Notre pays regorge de jeunes dotés de talents extraordinaires qui, pour la plupart, manquent simplement d’accompagnement en matière de formation professionnelle, de structuration administrative et d’accès au financement, afin de transformer leur métier artisanal en une véritable entreprise durable et créatrice de valeur », a-t-il expliqué.
Il a illustré ses propos en présentant le travail d’Orphée Luvumbu, un jeune cordonnier de la commune de Ndjili au talent remarquable, accompagné par Mombongo Consulting.
« Les paires de chaussures que nous avons tenues entre nos mains ont été entièrement fabriquées par Orphée lui-même, dans un atelier discret installé dans sa chambre », a-t-il précisé.
Ce dernier a préconisé une formation technique adaptée, une structuration juridique claire, une gestion financière rigoureuse et une stratégie de commercialisation efficace pour réussir cette mutation.
M. Sambil des jeunes comme Orphée Luvumbu peuvent non seulement réussir individuellement, mais aussi créer des emplois,
En faisant de l’artisanat un levier de développement économique, la RDC pourrait, selon lui réduire la dépendance aux importations, créer les emplois et contribuer à la construction d’une véritable industrie locale de fabrication de chaussures « Made in Congo ». ACP/UKB

