Des mortiers
Kinshasa, 5 octobre 2026(ACP).- La fabrication des mortiers en bois a été considérée comme une activité rémunératrice dans la commune de Lemba, au quartier Mbanza lemba, situé le sud de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), par les sculpteurs de cette entité lors d’un entretien lundi avec l’ACP.
« La formation des mortiers est une activité qui nous permet de gagner de l’argent pour subvenir aux besoins de nos familles, même ces derniers n’ont pas de prix appropriés », a indiqué Izayila sadam, sculpteur de mortiers à Lemba.
« Grâce à cette activité, nous arrivons à scolariser nos enfants et payer nos loyers, bien que nous avons également besoin de l’ appui des autorités et personnes de bons cœurs dans la réalisation de ce travail notamment par la disponibilisation des petites subventions pouvant nous aider à nous procurer en quantité ces bois que nous achetons à Kimwenza », a-t-il ajouté.
D’après, M. Izayila, la fabrication des mortiers est un art au même titre que les autres sculptures ou encore la peinture mais qui n’est pas reconnu à sa juste valeur dans la société congolaise.
« C’est de nos ancêtres que nous avons hérité la fabrication des mortiers. De notre côté, nous formons également d’autres personnes qui viennent apprendre auprès de nous, moyennant des petits droits pour pérenniser cette activité » a-t-il dit.
« Bien que nous faisons le même métier que les autres sculpteurs d’œuvres arts, nous ne nous sentons pas considérés », a-t-il dit soulignant que ce qu’il faut savoir pour fabriquer un mortier, « ce qui’ il faut tailler le morceau de bois en lui donnant une forme selon la pensée artistique en lui créant un ventre qui plaira ou rencontrera les attentes de potentiels acheteurs » a-t-il expliqué.
De son côté, Itambala sakisa vendeur ambulant de mortiers dans les différents quartiers de la capitale
« Souvent, j’achète les mortiers déjà fabriqués à bas prix pour les revendre de manière ambulatoire car nous n’avons pas un marché où nous pouvons vendre nos produits. Nous sommes obligés de parcourir des kilomètres chaque jour dans des différents quartiers pour vendre », a- t- il fait savoir, invitant le gouvernement à créer un espace public destiné à l’exposition de leurs produits.
ACP/ B.

